Sud-Kivu: La problématique des femmes accusées de sorcellerie, au centre d’une table ronde organisée par AFEM à l’intention des acteurs sociaux et autorités

Sud-Kivu: La problématique des femmes accusées de sorcellerie, au centre d’une table ronde organisée par AFEM à l’intention des acteurs sociaux et autorités

L’Association des Femmes des Médias (AFEM) vient de tenir ce mardi 07 décembre 2021 une table ronde qui vient de réunir les acteurs sociaux et autorités autour de la problématique des femmes accusées de sorcellerie. Ces assises s’inscrivent dans les cadre de 16 jours d’activisme contre les Violences Sexuelles et Basées sur le Genre.

Selon les organisateurs de ces assisses, cette table ronde avait pour objectifs notamment, Amener les autorités et les défenseurs des droits humains à définir des nouvelles stratégies pour lutter contre des cas de justices populaires liés aux accusations sorcières dont les femmes sont victimes, mobiliser les autorités locales et leaders locaux membres de la société à échanger sur des actions et stratégies de prévention et de lutte contre les conflits liés aux accusations sorcières, Amener les parties à prendre conscience des conséquences des conflits dans la province afin d’agir pour la cohésion sociale et sur ces cas des justice populaire pour les femmes accusées de sorcellerie, Amener les membres du gouvernement et acteurs locaux à faire le suivi de l’édit provincial portant interdiction de justice populaire ainsi qu’amener que les parties prénantes à prendre des engagements pour la sécurité des femmes accusées de sorcellerie.

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A cette occasion, AFEM a rappelé que depuis le début de l’année 2021, elle a documenté plus de 335 cas d’accusations socières dont les femmes sont victimes dans différents territoires de la province du Sud-Kivu, parmi lequels 30 femmes brulées vives.

” Le groupement de Kalonge vient en tête avec 8 femmes tuées, suivi de Sange avec 6 cas, 5 femmes tuées à Cidaho en territoire de Kabare, 3 cas à Minova, 2 à Nyangezi, 2 cas à Uvira, 1 à Luchiga, 1 à Bukavu, Une femme tuée à Idjwi dans le groupement de Mugote. Ce mois d’octobre 2021, 5 femmes d’être tuées car accusées d’être sorcières , une situation qui renforce l’insécurité de plusieurs femmes dans les territoires du Sud-Kivu. Pendant la période d’Avril à Juillet 2021, 305 femmes ont été malmenées, blessées, chassées de leurs villages et leurs cases incendiées”, note AFEM dans son rapport de monitoring.

A l’issue de cette table ronde, les autorités provinciales et les acteurs communautaires se sont engagés pour la matérialisation de l’édit portant interdiction de la justice population et des mécanismes et statégies pour de protection des femmes victimes d’accusations sorières.

Cette deuxième table ronde tenue dans la ville de Bukavu sur la problématique des femmes accusées de sorcellerie a été organisée par AFEM avec l’appui technique d’Internews dans le cadre de son programme Media Sector Development Activity (MSDA). La salle de réunions de l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) a servi de cadre pour ces assises.

Rédaction

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La Rédaction JamboRDC

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