Le collectif de députés provinciaux du Sud-Kivu, a réaffirmé ce mardi 28 avril dans une déclaration publique, sa détermination à poursuivre la procédure de motion de censure visant le gouverneur Jean-Jacques Purusi, malgré la convocation des autorités provinciales à Kinshasa par le gouvernement de la République démocratique du Congo.
Alors que le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, a invité les membres du bureau de l’Assemblée provinciale et le gouverneur de province à Kinshasa, les élus signataires de la motion précisent que cette médiation nationale n’interrompt pas l’action parlementaire.
Selon ces députés, la procédure, qu’ils qualifient de « normale et légalement introduite » doit impérativement aboutir à un débat suivi d’un vote au sein de l’hémicycle provincial.
Ils dénoncent dans leur déclaration ce qu’ils considèrent comme des « manœuvres dilatoires » de la part de l’exécutif provincial, visant, selon eux, « à entraver l’exercice démocratique ». Ces élus au nombre de 21, insistent sur le fait que la « motion demeure valide au regard de la loi et du règlement intérieur de l’organe délibérant ».
Face à ce qu’ils décrivent comme un « mal profond » au sein de la province, les signataires demandent au gouverneur Jean-Jacques Purusi de tirer les conséquences de la situation.
La déclaration l’invite formellement à présenter sa démission auprès du président de la République, Félix Tshisekedi, afin d’éviter une « fragilisation de la cohésion sociale dans la région».
Le document a été signé à Uvira par 21 députés issus de différentes formations politiques membres de l’Union sacrée de la nation et circonscriptions électorales, notamment de Fizi, Walungu, Kabare, Kalehe, Mwenga, Uvira et Bukavu.
Tout en réitérant leur soutien au chef de l’État dans ses efforts de restauration de l’État de droit, les motionaires affirment agir au nom de la population du Sud-Kivu.
Le gouverneur Jean-Jacques et les membres du bureau de l’Assemblée provinciale du Sud-Kivu ont été convoqués à Kinshasa dans un télégramme signé par le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur Jacquemain Shabani.
Juvénal MUTAKATO


