Au moins 4.000 civils ont été tués, des milliers de blessés et une dizaine enlevé par les groupes armés en République démocratique du Congo. Ce bilan est contenu dans un rapport publié par l’organisation Amnisty International reprenant les cas des violations des droits de l’homme documentés depuis 2023 jusqu’en 2024 dans le monde.
En RDC, depuis Janvier dernier, dans la province du Nord-Kivu, des combattants des forces démocratiques alliées, un groupe armé ougandais actif dans la région depuis les années 1990 et ayant prêté allégeance à l’État Islamique, ont attaqué le village de Makugwe, dans le territoire de Beni.
Ils ont tué à la machette au moins 23 personnes, dont six femmes, selon une organisation locale de la société civile citée dans ce rapport exploité par la rédaction centrale de JamboFm ce vendredi 26 avril.
Des rebelles du M23 ont tué des dizaines de personnes en représailles contre des civils, soupçonnés de soutenir des groupes armés rivaux à l’armée congolaise. D’après des groupes locaux de la société civile, ils ont tué au moins neuf hommes le 6 Août à Marangara, un village du territoire de Rutshuru.
S’agissant du Sud-Kivu, ce rapport de l’organisation Amnisty International renseigne que des attaques menées contre des civils par des groupes armés associés pour certains, au peuple Banyamulenge, et pour d’autres, aux ethnies Bembe et Fuliru ont fait des victimes des deux côtés, selon les Nations unies.
Dans l’ouest du pays note ce rapport, un groupe armé du nom de Mobondo, né dans le sillage de violence intercommunautaires entre les Yakas et les Tekes, a tué au moins 100 personnes entre janvier et Octobre et commis aussi d’autres graves atteintes aux droits humains en toute impunité.
Dans la partie centre, les conflits relatifs à la gestion des terres qui ont éclaté en février entre les Mbole et les Lengolas ont fait plus de 500 morts et entraîné le déplacement de 77 000 personnes.
Rédaction


