Des affrontements ont éclaté depuis le matin de ce lundi 17 novembre aux alentours du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB) en territoire de Kabare (Sud-Kivu). Selon des sources concordantes, ces combats ont opposé principalement les combattants Wazalendo aux troupes de l’AFC/M23.
Depuis le matin, des détonations d’armes lourdes et légères se font entendre, notamment à Tshivanga, Mbayo et Kabilungu, témoigne à notre rédaction ce matin un habitant de Kavumu.
Ces affrontements affectent principalement d’un côté les groupements de Miti et Bugorhe en territoire de Kabare, ainsi que Kalonge et Bitale dans le territoire de Kalehe sur la route nationale numéro 3 (RN3), où la circulation est suspendue depuis le matin.
Actuellement il est difficile d’évoquer un quelconque bilan. Mais, selon certaine indiscrétion, il y aurait des blessés de part et d’autre.
Cette situation renforce les inquiétudes quant à la suite des différentes démarches entreprises à Doha pour trouver une solution au conflit armé qui implique le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23.
Déjà ce dimanche 16 novembre, la rébellion aurait occupé le premier village du territoire de Shabunda, à Maimingi, après une attaque surprise contre les Forces armées de la RDC(FARDC).
Selon plusieurs sources, les forces loyalistes avaient d’abord riposté avant de se remplier vers Kimbili, où le centre de santé acceuil plusieurs blessés, indique la société civile locale.
Déplacements massifs de populations
Cette nouvelle attaque a provoqué des déplacements massifs de populations, avec des milliers de personnes fuyant la zone. Le village de Maimingi, situé à la limite avec le territoire de Walungu, territoire presque entièrement contrôlé par la rébellion, est désormais sous occupation de l’AFC/M23, marquant ainsi la première incursion de ce groupe armé dans l’ensemble des huit territoires du Sud-Kivu.
Shabunda était jusque-là l’unique entité territoriale déconcentrée où l’AFC/M23 n’avait pas encore une présence militaire. Ce territoire se distingue par son immensité ainsi que par ses riches ressources minières et forestières.
La société civile locale citée par la radio Okapi rapporte ce lundi 17 novembre que le centre de santé de Nyalubemba à Kimbali est débordé par des blessés civils et militaires.
Ces affrontements interviennent 48 heures après la signature à Doha de l’accord-cadre de paix signé entre les représentants du gouvernement congolais et ceux du mouvement rebelle.
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