Au lendemain de la démission de Modeste Bahati Lukwebo de son poste de deuxième vice‑président du Sénat, la classe politique congolaise apparaît profondément divisée. L’Union sacrée de la nation, plateforme politique qui soutient le président Félix Tshisekedi a réagi dans un communiqué rendu public ce jeudi 19 mars, affirmant avoir pris acte de sa démission et annonce la désignation imminente d’un candidat pour lui succéder.
Dans ce document, cette famille politique félicite le sénateur Bahati Lukwebo pour sa décision courageuse et de son sens élevé de responsabilité ainsi que son engagement réaffirmé à l’Union sacrée de la nation, mais également sa loyauté renouvelée à la haute autorité politique.
Cependant, un camp composé de membres de l’Union sacrée, exprime un désaveu clair envers le sénateur démissionnaire, qu’il accuse d’avoir engagé la famille politique sans mandat sur la question sensible de la révision constitutionnelle.
Ces acteurs invitent Bahati Lukwebo à tirer les conséquences politiques de sa prise de position.
Un second camp, constitué de membres de l’Opposition et de la société civile, s’inquiète au contraire d’un climat politique jugé peu favorable à la liberté d’opinion au sein de la plateforme présidentielle.
Selon eux, cette démission soulève des interrogations sur l’espace de débat démocratique au sein de la majorité.
Pour rappel, Modeste Bahati Lukwebo a démissionné officiellement de son poste de deuxième vice-président du Sénat, ce mercredi 18 mars, évoquant un climat politique qu’il juge peu propice à la sérénité au sein de l’institution.
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