Le Bureau conjoint des droits de l’homme des Nations-Unies (BCNUDH) a publié comme chaque mois, son rapport sur les violations enregistrées en République démocratique du Congo. En ce début du mois de Janvier 2026, l’organisation note une nette augmentation de 28% des violations recensées en novembre 2025 par rapport au mois d’octobre.
Selon ce rapport, 542 violations et atteintes aux droits humains en novembre 2025 ont été recensées. Ces chiffres correspondent à une augmentation de 28% par rapport au mois précédent.
Comme les mois précédents, les violations ont surtout été commises dans les provinces en conflit, notamment 326 cas au Nord-Kivu, 95 au Sud-Kivu et 62 en Ituri.
D’après le document du BCNUDH, les auteurs sont majoritairement membres des groupes armés : 186 cas sont attribués au M23, 89 cas aux milices d’autodéfenses alliées de Kinshasa (Wazalendo) et 61 cas au groupe terroriste ADF.
Cependant, les agents de l’État, police ou armée, sont responsables eux de 21% des atteintes et violations documentées par l’organisation de défense des droits humains BCNUDH.
Des violences sexuelles en hausse
Le BCNUDH rapporte également une augmentation conséquente des violences sexuelles de près de 30% avec plus de 90 victimes recensées. Là aussi, les faits sont majoritairement attribués aux groupes armés dans les zones en conflit. Le rapport note enfin une réduction «injustifiée» de l’espace civique au Sud-Kivu et dans la province du Kasaï.
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