Les sénateurs de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) dénoncent dans un communiqué publié ce lundi 9 mars, la sortie médiatique de leur autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, qu’ils qualifient de prise de position personnelle, étrangère à la ligne politique du groupe.
En se désolidarisant de ces propos, ils envoient un signal clair : l’heure est à l’unité et à la discipline politique, non aux divergences qui fragilisent la nation.
Le texte est sans ambiguïté : l’AFDC-A se tient « indéfectiblement » derrière la vision du chef de l’État. Les parlementaires saluent ses réformes, ses succès diplomatiques et ses efforts pour renforcer les FARDC, tout en rappelant que la souveraineté nationale appartient au peuple congolais.
Mais c’est surtout sur le terrain sécuritaire que le ton se durcit. Le groupe politique dénonce « la guerre injuste d’agression imposée à la RDC par le Rwanda » et promet que ce conflit sera « le dernier de l’histoire du pays ».
Dans cette logique, les sénateurs soutiennent les sanctions américaines contre l’armée rwandaise et appellent à leur intensification pour briser définitivement l’élan belliqueux de Kigali.
Enfin, l’AFDC-A réaffirme son appartenance à l’Union sacrée de la nation et son soutien total au président Tshisekedi, présenté comme la Haute autorité politique autour de laquelle doit se cristalliser la résistance nationale.
Cette déclaration, signée par plusieurs figures du Sénat, sonne comme un manifeste de combat : un appel à l’unité, à la mobilisation et à la défense des intérêts supérieurs de la République démocratique du Congo face aux menaces extérieures et aux divisions internes.
Marcus Sharone BASHONGA

