Après la tragédie survenue samedi 07 mars 2026 dans le périmètre minier de Rubaya (Nord-Kivu), le gouvernement congolais a réagi avec fermeté, dénonçant dans un communiqué publié ce 8 mars, « un système organisé d’exploitation illégale des ressources naturelles » mis en place par la « coalition AFC/M23 avec le soutien du Rwanda».
Dans son communiqué, l’exécutif national pointe du doigt une « économie de guerre » alimentée par le « pillage des minerais congolais », au « mépris des lois nationales et des droits humains ».
Le gouvernement promet de poursuivre devant les juridictions compétentes tous ceux qui participent, de près ou de loin, à ce trafic criminel. Les circuits de commercialisation illégale seront documentés afin que les responsabilités soient établies et sanctionnées.
Le ton est sans concession : Kinshasa rappelle que l’intégrité territoriale est une condition indispensable pour mettre fin à cette exploitation illégale et garantir un encadrement légal et sécurisé des activités minières. Le gouvernement réaffirme sa détermination à défendre la souveraineté nationale et à protéger les ressources naturelles du pays.
Kinshasa lance un appel pressant à la communauté internationale pour qu’elle prenne « la pleine mesure de cette tragédie humaine », conséquence directe de l’occupation armée et du pillage des richesses congolaises.
Ce communiqué s’inscrit dans une ligne de résistance politique et nationale : il ne s’agit plus seulement de dénoncer, mais de mobiliser, de traduire en justice et de mettre fin à un système mafieux qui saigne la République démocratique du Congo.
Marcus Sharone BASHONGA


