Le ministre de la communication et des médias, Patrick Muyaya, a pris position du maintien des filles enceintes à l’école, estimant qu’il s’agit d’une responsabilité collective et sociétale. Le porte-parole du gouvernement congolais s’est exprimé ainsi mercredi 16 juillet à Kinshasa, lors d’une journée de socialisation de l’agenda Femme, paix et sécurité organisée par ONU-femmes et l’ambassade de Norvège.
Cette précision du ministre Muyaya vise à répondre à la polémique qui suscite sur les réseaux sociaux des réactions face à la décision du Secrétaire général a.i du ministère de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté.
Le porte-parole du gouvernement a insisté sur l’importance de l’encadrement des jeunes et d’une éducation sans tabous sur la sexualité.
Patrick Muyaya estime qu’exclure une fille enceinte de l’école serait une double peine.
« On ne peut pas exclure ou punir doublement une jeune fille parce qu’elle est grosse. Ce n’est pas de l’encouragement, mais ce sont ses droits que l’on fait respecter,» a-t-il souligné.
Il appelle par ailleurs à une approche plus humaine, éducative et inclusive, tout en soulignant la nécessité pour les parents et les écoles de jouer pleinement leur rôle dans l’encadrement moral et sexuel des jeunes.
Pour rappel, dans une note circulaire signée le 14 juillet, la ministre de l’éducation nationale a ordonné le maintien des élèves enceintes dans le cadre scolaire.
Une décision soutenue par plusieurs activistes des droits des femmes et filles à travers le pays mais rejetée par l’église catholique de la RDC, en conformité avec l’article 5 de l’accord qui lie le gouvernement congolais à l’église catholique dans le cadre de la gestion des écoles.
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