Après la condamnation à mort de l’ancien président Joseph Kabila par la Haute cour militaire de Kinshasa -Gombe le mardi 30 septembre, le Front commun pour le Congo (FCC), sa famille politique dénonce une « restauration de la dictature » et une justice « instrumentalisée » a réagi, ce mardi 30 septembre, dans un communiqué consulté par notre rédaction.
Selon ce document signé par Raymond Tshibanda N’Tungamulongo, c’est avec sans surprise que le FCC a suivi le dernier acte de la tragi-comédie qui se jouait depuis quelques mois à la Haute cour militaire.
« Depuis près de quatre ans, le FCC n’a cessé de dénoncer : sans être démenti par les faits, la restauration de la dictature et l’instrumentalisation croissante, tant de la justice que de la puissance publique à des fins politiques, dans notre pays,» a-t-il dénoncé.
Pour cette famille politique de l’ex-président, le procès contre Joseph Kabila est incertain « il vise juste à faire taire un homme politique influent» et qui a œuvré pour la réunification et la pacification de « notre pays».
« Cette condamnation politique est non équitable, elle a juste pour but d’étouffer un ton n’étant pas d’accord,» poursuit le document.
Réaction du camp présidentiel
André Mbata Betukumesu, qualifie le FCC de « triste mémoire » pour le peuple congolais, en rappelant « une gouvernance chaotique et médiocre de près de deux décennies ».
« Aucune leçon à recevoir ». L’Union sacrée affirme ne pas vouloir entrer dans une polémique avec une plateforme qu’elle considère comme « inexistante en dehors du papier et des réseaux sociaux ». Selon elle, le FCC n’aurait aucune crédibilité pour parler de démocratie, de Constitution ou de droits de l’homme.
« Les tenants d’un régime qui se nourrissait des assassinats de nos compatriotes, des pillages et d’autres violations des droits humains n’ont aucune leçon à nous donner, » rétorque l’Union sacrée de la nation.
Sans citer son nom, l’USN fait référence à l’arrêt de la Haute Cour militaire visant l’ancien chef de l’État et « autorité morale » du FCC.
« Il s’agit d’un homme à qui notre peuple avait tout donné, et qui a porté préjudice en devenant complice des agresseurs, » souligne le communiqué.
Malgré la virulence de ses propos, l’USN dit se tenir prête à « aider le FCC à sortir de sa crise », estimant que « cette crise n’a que trop duré»
Pour rappel, la condamnation de Joseph Kabila, prononcée par contumace le mardi 30 septembre 2025, a ouvert une nouvelle séquence politique explosive en République démocratique du Congo. Alors que le FCC dénonce un acharnement politique et une justice instrumentalisée, l’Union sacrée y voit au contraire un tournant pour solder le passé.
Patrick Batumike


