Nord-Kivu : le non-paiement des enseignants fragilise la gratuité de l’enseignement à Rutshuru, Masisi et Nyiragongo

Les enseignants des territoires de Masisi, Rutshuru et Nyiragongo ainsi que de la ville de Goma (Nord-Kivu), cumulent désormais cinq mois d’arriérés de salaire. Une situation qui fragilise sérieusement la gratuité de l’enseignement et accentue les tensions dans les zones sous occupation de l’AFC/M23.

Selon Aimé Mukanda Mbusa, notable de Rutshuru et défenseur des droits humains, cette situation « pénalise les familles et crée un « vide exploité par les rebelles ».

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Tout en dénonçant de cette situation, il révèle que le M23 a instauré des frais scolaires dans les zones qu’il contrôle, suscitant l’inquiétude des parents d’élèves. Pour lui, la gratuité de l’enseignement primaire, « un ouf de soulagement pour nos parents », est aujourd’hui menacée par ce sabotage.

Il exhorte le gouvernement à agir rapidement et propose une solution concrète :

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« Nous suggérons au gouvernement de payer les enseignants via Mobile Money (M-Pesa, Airtel Money ou Orange Money). Ce sera plus facile et plus fiable, » soutient-il, estimant que ce mécanisme permettrait de contourner les obstacles sécuritaires et logistiques.

Pour ce défenseur des droits humains de Rutshuru, sans une réaction rapide, la suspension prolongée des salaires risque d’affaiblir durablement l’éducation de base au Nord-Kivu et de renforcer l’emprise des groupes armés sur des populations déjà vulnérables.

Rédaction

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