Le parti politique Ensemble pour la République, de Moïse Katumbi a indiqué dans une déclaration rendue publique ce lundi 2 février, que « le principe du dialogue national s’impose comme une nécessité vitale pour restaurer l’unité nationale, rétablir la paix et mettre fin aux crises profondes» qui minent la République démocratique du Congo.
Dans ce document exploité par notre rédaction ce mercredi, Ensemble pour la République, réaffirme son attachement à un dialogue national « sincère, inclusif et apaisé étant le seul canal de sortir le pays de la crise», sous l’égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), à travers l’initiative « Pacte social pour la paix et le bien vivre ensemble».
Par ailleurs, Ensemble pour la République exige la levée de toutes les condamnations à caractère politique, la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion, etc.
« Comme préalables indispensables à l’ouverture du dialogue crédible: la levée de toutes les condamnations à caractère politique, la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et d’opinion, la fin des poursuites judiciaires instrumentalisées à des fins politiques, la levée des restrictions arbitraires à la délivrance des passeports et à la liberté de circulation des opposants, la cessation de toute répression visant à intimider ou exclure les voix dissidentes,(…)» peut-on lire dans ce document signé par le Directoire exécutif national du parti.
Ensemble pour la République rejette cependant ce qu’il qualifie du « simulacre de dialogue» proposé par le président Tshisekedi, qui selon ce parti d’opposition congolaise « ne saurait être une concession du pouvoir ni une rencontre de convenance entre alliés politiques».
« On ne dialogue pas pour se conforter entre convaincus, mais pour affronter avec lucidité et courage les causes profondes de la crise politique, sécuritaire, sociale et morale qui gangrène le pays, et y apporter une réponse durables, partagées et crédibles,» poursuit la déclaration.
Pendant ce temps, ce parti politique cher à Moïse Katumbi, réitère son soutien indéfectible aux efforts du président angolais Joâo Lourenço, ainsi que l’engagement de l’Union africaine, sous la conduite de la médiation du président Faure Gnassingbé, en faveur d’une paix durable et d’une solution politique africaine aux crises qui endeuillent la région des Grands-lacs.
Gabriel ACIRUSHOKOLIRE


