Le 4 février est la Journée internationale de la fraternité humaine. Instituée par une résolution des Nations Unies, cette journée est fortement associée à la vision et au leadership du pape François. Selon les Nations-Unies, elle s’inscrit dans une tradition historique riche et significative.
En effet, la Journée internationale de la fraternité humaine, célébrée le 4 février de chaque, est une occasion de commémorer les valeurs d’égalité, d’unité et de respect mutuel sans discrimination.
Après la seconde guerre mondiale, l’Organisation des Nations-Unies a été créée avec des objectifs et des principes qui visent principalement à préserver les générations futures du fléau de la guerre. L’un de ces objectifs est de parvenir à une coopération internationale pour résoudre les problèmes internationaux d’ordre économique, social, culturel ou humanitaire et promouvoir et encourager le respect des droits humains et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.
Des jalons historiques vers le dialogue et la paix
Cette journée tire ses racines de plusieurs événements marquants. En 1999, l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU de la Déclaration et du Programme d’action sur une culture de la paix a défini un mandat universel pour la promotion de la paix. Le 4 février 2019, une rencontre historique entre le pape François et le grand imam d’Al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, a conduit à la signature du document sur la « Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune », renforçant l’importance du dialogue interreligieux.
L’éducation comme vecteur de tolérance
D’après la même source, depuis la déclaration de 1999, l’éducation a été reconnue comme un moyen essentiel pour cultiver la tolérance et l’élimination de la discrimination. En intégrant le respect des diversités culturelles et religieuses dans les programmes éducatifs, particulièrement à partir du début des années 2000, un pas significatif a été franchi vers la compréhension et le respect mutuels.
Le 20 octobre 2010, l’Assemblée générale a souligné l’importance du dialogue interreligieux en proclamant la Semaine mondiale de l’harmonie interconfessionnelle. Cette initiative, célébrée la première semaine de février, sert de prélude à la Journée internationale de la fraternité humaine. Enfin, en décembre 2020, dans le contexte de la pandémie de COVID-19, l’Assemblée générale a proclamé officiellement le 4 février comme la Journée internationale de la fraternité humaine, une réponse symbolique à une crise mondiale sans précédent.
La fraternité, une affaire de tous en RDC
Cette Journée internationale de la fraternité humaine est célébrée cette année 2026, dans un contexte particulier en République démocratique du Congo, où l’on constate une recrudescence de la discrimination, de la xénophobie et de l’intolérance qui divise les peuples et déchire le tissu social.
Face à cette situation, la Journée internationale de la fraternité humaine est bien plus qu’une date dans le calendrier. Elle représente l’aboutissement d’efforts historiques continus pour construire un pays où la coopération, le dialogue et la compréhension mutuelle sont les pierres angulaires de la société. C’est un appel à l’action pour chaque congolais, chaque jour, pour un avenir fondé sur la paix et la fraternité.
Construire un monde fondé sur l’égalité
S’exprimant à cette occasion, le Secrétaire général des Nations-unies estime que : « plus que jamais, il faut rappeler que le dialogue entre différentes cultures, religions ou convictions peut aider à faire mieux connaître et comprendre les valeurs partagées par l’ensemble de l’humanité ».
« Ensemble, nous pouvons ériger un monde fondé sur la compassion et l’égalité des droits pour toutes et tous et vivre en paix, », a déclaré António Guterres.La Journée internationale de la fraternité humaine, célébrée mercredi, est l’occasion de célébrer les valeurs d’égalité, de dignité et de compréhension mutuelle.
Plus que jamais, il faut rappeler que le dialogue entre différentes cultures, religions ou convictions peut aider à faire mieux connaître et comprendre les valeurs partagées par l’ensemble de l’humanité.
« Ensemble, nous pouvons ériger un monde fondé sur la compassion et l’égalité des droits pour toutes et tous – et vivre en paix », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, tout en soulignant que l’occasion consiste à célébrer les valeurs d’égalité, de dignité et de compréhension mutuelle.
Juvénal MUTAKATO


