Procès Kabila : c’est l’image de la République qui est en jeu, s’inquiète Néhémie Mwilanya

Néhémie Mwilanya Wilondja, ancien directeur de cabinet de l’ex-président de la République, Joseph Kabila a exprimé ce jeudi 21 août sur X, sa profonde inquiétude quant aux répercussions liées au procès qui oppose le ministère public à Joseph Kabila devant la Haute cour militaire de la Gombe à Kinshasa.

Alors que la Haute cour militaire poursuivait les plaidoiries ce jeudi, ce proche et compagnon fidèle de Joseph Kabila a déclaré que cette affaire risque d’impacter sur la cohésion nationale.

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« Les blessures qu’on inflige aujourd’hui avec légèreté risquent d’être profondes et difficiles à guérir demain, » a-t-il écrit sur son compte X.

Au-delà du procès, c’est l’image même de la République qui est en jeu, a-t-il poursuivi, dénonçant une « instrumentalisation de l’identité » de Joseph Kabila. Il rappelle que ce dernier reste le fils de Laurent-Désiré Kabila, considéré comme un héros national, et que sa famille proche est toujours en vie.

« Instrumentaliser l’identité d’un ancien Chef d’État, fils d’un héros national, dont la mère et les frères et sœurs sont toujours en vie, à des fins purement politiciennes, constitue une faute grave contre la République, » a-t-il conclu.

La réaction de Mwilanya intervient alors que les débats se poursuivent à la Haute cour militaire. Au cours de l’audience de ce jeudi, Maître Richard Bondo, coordonnateur du collectif d’avocats des parties civiles a remis en cause l’identité de l’accusé, l’assimilant à un rwandais.

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Les tractations autour de cette affaire met en lumière la fracture que ce procès provoque déjà au sein de l’opinion publique. Pour les uns, il s’agit d’une avancée historique vers la reddition des comptes. Pour les autres, dont les proches de l’ancien chef d’État congolais, il s’agit d’une dérive politique qui risque d’ouvrir de profondes blessures dans la société congolaise.

Rédaction

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