Plusieurs villages de la plaine de la Ruzizi en territoire d’Uvira et de Kamanyola en territoire de Walungu (Sud-Kivu) ont été ravagés par de fortes pluies accompagnées de vents violents dans la nuit du 4 au 5 novembre. Selon des sources locales, les dégâts sont énormes et la situation humanitaire devient alarmante.
D’après une consoeur à Uvira [Joséphine Mungubi], à Katogota par exemple, 143 maisons ont été détruites, deux écoles publiques ont perdu leur toiture, et l’église de la 8ᵉ CEPAC Katogota a été totalement démolie. Des centaines de familles se retrouvent sans abri, et de nombreux enfants n’ont plus accès à l’école.
À Kamanyola, la tempête du 5 novembre a également endommagé des salles de classe à l’école primaire sainte Thérèse. Les cours sont à l’arrêt. Cette nouvelle catastrophe survient dans un contexte déjà difficile marqué par l’insécurité, la pauvreté et le manque d’assistance. Plusieurs familles déplacées ou réfugiées vivent sans aide, dans des conditions précaires.
L’Union pour la Paix et le développement intégral (UPDI), à travers son coordinateur Mulala Ngwasi Delphin, lance un appel urgent au gouvernement congolais, aux organisations humanitaires et aux partenaires internationaux :
”Fournir une aide d’urgence (vivres, abris, vêtements, soins) ; réhabiliter les écoles et centres de santé endommagés ; relancer les efforts de paix et de reconstruction dans la plaine de la Ruzizi”
« La population est abandonnée à son sort. Les familles dorment à la belle étoile, sans nourriture ni soins. Nous lançons un cri d’alarme à toutes les personnes des bonnes volontés pour venir en aide aux victimes, » plaide Mulala Ngwasi Delphin, coordinateur de l’UPDI.
Cette organisation appelle à une mobilisation immédiate pour éviter une catastrophe humanitaire de plus grande ampleur dans cette région déjà fragilisée par la violence armée.
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