Alors que la République démocratique du Congo assure, depuis le 1er juillet, la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations-Unies, la Première ministre Judith Suminwa dirigera ce mercredi 8 juillet, à 10 heures (heure de New York), un débat de haut niveau consacré aux violences sexuelles liées aux conflits. Une occasion pour Kinshasa de porter la voix des survivantes et de plaider pour des actions internationales plus concrètes contre l’impunité.
Placée sous le thème « Femmes, paix et sécurité : honorer la promesse du droit international envers les survivantes des violences sexuelles liées aux conflits », cette réunion s’inscrit dans le cadre de la présidence tournante du Conseil de sécurité assurée par la RDC depuis le 1er juillet.
Cette présidence met notamment l’accent sur la protection des civils, la lutte contre l’impunité et la promotion de l’agenda « Femmes, paix et sécurité ».
Dans un contexte marqué par la persistance des violences sexuelles dans plusieurs zones de conflit, particulièrement dans l’Est de la RDC, Kinshasa entend porter la voix des survivantes et appeler la communauté internationale à transformer ses engagements en actions concrètes.
Les échanges porteront notamment sur le renforcement de la lutte contre l’impunité, la protection durable des populations civiles ainsi que l’amélioration de l’accès des survivantes aux soins de santé, à la justice, aux réparations et aux programmes de réinsertion.
Le débat abordera également les liens entre les violences sexuelles, les économies de guerre et l’exploitation illicite des ressources naturelles, considérées comme des facteurs majeurs de l’instabilité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo.
À travers cette présidence, Judith Suminwa réaffirme la volonté de la RDC de mettre son expérience au service de la communauté internationale afin de promouvoir une paix durable fondée sur la justice, la protection des civils et le respect du droit international.
Il s’agit de la première présidence congolaise du Conseil de sécurité des Nations-Unies depuis plus de trois décennies, un moment diplomatique important pour la République démocratique du Congo dans son plaidoyer en faveur des victimes des conflits armés.
Leatitia Matabro (stagiaire)


