Kalehe : les feux de brousse ravagent des étendues apicoles

La société civile alerte sur la destruction progressive de vastes étendues de cultures et de zones apicoles, ravagées par des feux de brousse devenus récurrents en cette période de saison sèche dans le groupement de Mbinga-Nord, en territoire de Kalehe (Sud-Kivu). Les plantations d’eucalyptus et de quinquina figurent parmi les plus touchées, selon les acteurs locaux.

D’après les apiculteurs, des individus non identifiés, qualifiés d’inciviques, mettraient volontairement le feu à des champs riches en espèces végétales mellifères, essentielles à la production de miel.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Ces incendies menacent à la fois la biodiversité, l’environnement et les moyens de subsistance des apiculteurs.

Face à cette situation, la Nouvelle dynamique de la société civile condamne fermement ces actes qu’elle qualifie de destructeurs. Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes afin d’identifier les auteurs de ces incendies et de les traduire en justice.

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L’organisation recommande également d’approfondir les investigations pour déterminer les causes profondes de ces feux, surtout si les cas continuent de se multiplier.

« Nous demandons également à la société civile de se mobiliser pour accompagner les autorités dans la recherche des causes et de l’origine de ces incendies afin de protéger notre environnement, » a déclaré Benjamin Muganzi.

Ce dernier exhorte par ailleurs la population à s’impliquer activement dans la protection de l’environnement. Il insiste sur la nécessité d’éviter les brûlis incontrôlés, rappelant que les herbes ne doivent pas être systématiquement incendiées, car elles contribuent à la fertilité des sols, à la préservation de la biodiversité et au développement des plantes.

Cette alerte intervient alors que la saison sèche favorise la propagation rapide des feux de brousse, faisant craindre de nouvelles pertes pour les agriculteurs, les apiculteurs et l’écosystème local si des mesures préventives ne sont pas rapidement mises en œuvre.

Divin BYAONGO (étudiant à l’ETJ)

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