La situation des peuples autochtones devient de plus en plus préoccupante dans le territoire de Nyiragongo (Nord-Kivu). Cette communauté, déjà fragilisée par des années de conflits armés et de déplacements forcés, font aujourd’hui face à un abandon quasi total, selon Ladislas Witanene, acteur social et défenseur des droits de peuple autochtone.
Ladislas Witanene indique que l’insécurité grandissante dans la région aggrave davantage la vulnérabilité de ces peuples, les exposant à « des violences, à la faim et à la marginalisation ».
Il dénonce cette situation qu’il qualifie d’« inacceptable ». Ce défenseur des droits humains estime que les autorités congolaises ainsi que les partenaires humanitaires doivent agir en urgence pour « garantir la protection et la dignité de cette communauté » .
Celui-ci ajoute que cette catégorie de congolais ne doit pas être oubliée. Pour lui, les peuples autochtones ont « les mêmes droits que tous les citoyens », soulignant qu’il est urgent de « mettre en place des mécanismes d’accompagnement, d’accès à la terre et aux services sociaux de base ».
Ce défenseur des droits humains insiste également sur la nécessité d’« impliquer les pygmées (Batwa) dans les décisions qui les concernent » notamment dans les programmes de développement et de gestion des ressources naturelles.
Ce plaidoyer pour les peuples autochtones vise à reconnaître leurs droits, particulièrement face à l’exclusion et aux menaces sur leurs terres ancestrales. Il s’agit de garantir leur participation aux décisions, protéger leurs savoirs traditionnels et appliquer les lois existantes, comme celle de 2022 en République démocratique du Congo.
Elvine CIZA


