Mwenga : des voix s’élèvent après la répression violente d’une manifestation pacifique à Kamituga

Au moins 14 des manifestants pacifiques dont cinq dirigeants des composantes de la société civile de la ville de Kamituga en territoire de Mwenga (Sud-Kivu) ont été arrêtés et séquestrés par les services de sécurité ce mardi 22 juillet. Le député national élu de Mwenga, Trésor Mutiki confirme cette information dans une lettre de dénonciation et indignation signée ce même mardi.

Dans ce document exploité notre rédaction ce mercredi, l’élu du territoire de Mwenga dénonce la répression de la manifestation organisée ce 22 juillet à Kamituga pour dénoncer la révision à la hausse de la structure de prix de consommation du courant électrique ainsi que l’amélioration de la qualité.

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Il indique avoir appris l’interpellation brutale suivie d’une séquestration et torture de près de 14 manifestants pacifiques dont 5 responsables des composantes de la société civile urbaine.

Trésor Mutiki rappelle le prescrit de l’article 26 de la Constitution congolaise, qui garantit la liberté de manifestation.

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Tout en exigeant la libération immédiate et sans condition de tous les manifestants interpellés, le député national Trésor Mutiki dit avoir écrit en date du 11 juillet dernier à la société CRE SEKO, afin de revoir de manière équilibrée la structure de prix en vue de garantir le climat apaisé entre la population et cette organisation.

« La société n’a pas voulu accéder à mon appel exprimant le souhait de la population en ma qualité de représentant légitime,» écrit le député national Mutiki.

Pour rappel, la société civile de Kamituga a appelé à une manifestation pacifique ce mardi dans la ville pour exprimer leur indignation face à la hausse de tarification du courant électrique par la société CRE SEKO.

Cette structure qui dit avoir saisi officiellement l’autorité urbaine regrette de constater, une « répression brutale» de la manifestation par les éléments de la Police nationale congolaise appuyés par les Forces armées congolaises (FARDC), déplore son président Luky Muyengo.

Gabriel ACIRUSHOKOLIRE

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