Plus de 189 journalistes ont été tués dans le monde en 2024 et 2025, dont 67 % dans des zones de conflit. Face à ces violences, l’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) appelle à renforcer les mécanismes de protection des professionnels des médias et à poursuivre les auteurs de ces crimes.
Dans un message publié ce lundi 2 novembre 2026, à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, le directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany, déplore que six assassinats de journalistes sur sept restent impunis.
S’appuyant sur son rapport 2026 consacré à la sécurité des journalistes et à l’impunité, l’organisation met également en garde contre l’évolution des menaces visant les professionnels des médias. Celles-ci comprennent notamment les attaques de drones et les violences en ligne fondées sur le genre, particulièrement dirigées contre les femmes journalistes.
L’UNESCO relève toutefois une évolution positive dans certains pays. Depuis 2012, le taux d’impunité lié aux assassinats de journalistes a baissé de 17 points de pourcentage dans les pays non touchés par les conflits.
L’organisation affirme avoir également accompagné plus de 70 mécanismes nationaux de protection des journalistes et contribué à la formation de plus de 53 000 professionnels de la justice et membres des forces de l’ordre dans 160 pays.
À travers cet appel, l’UNESCO invite les gouvernements, les médias et les organisations de la société civile à intensifier leurs actions contre les violences visant les journalistes.
Pour l’organisation, garantir la sécurité des professionnels des médias et sanctionner les auteurs des crimes commis contre eux constituent des conditions essentielles à la défense de la liberté d’expression et du droit à l’information.
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