Malgré le retour progressif ces dernières semaines de certaines familles déplacées dans le haut plateau de Kalehe (Sud-Kivu), des centaines d’enfants continuent de payer le lourd tribut de la crise sécuritaire. Déscolarisés et sans perspectives, ils attendent toujours une réponse adaptée à leurs besoins.
À Lowa Numbi, la situation des enfants déplacés demeure préoccupante malgré le retour progressif de plusieurs familles vers leurs villages d’origine.
Selon plusieurs responsables communautaires, de nombreux enfants déplacés ne fréquentent plus l’école en raison du manque de moyens financiers, de l’insuffisance des infrastructures éducatives et des perturbations causées par les déplacements répétés de leurs familles. Cette situation compromet sérieusement leur parcours scolaire et leur avenir.
Par ailleurs, plusieurs adolescents et jeunes déplacés se retrouvent sans occupation. Livrés à eux-mêmes, ils sont exposés à divers risques sociaux, notamment le vagabondage, la délinquance et d’autres formes de vulnérabilité.
Face à cette situation, les leaders communautaires de Lowa Numbi lancent un appel aux organisations humanitaires, aux autorités compétentes ainsi qu’aux partenaires au développement afin qu’une assistance urgente soit apportée à ces enfants.
Ils plaident notamment pour la création de centres de rattrapage scolaire, la réhabilitation des infrastructures éducatives et la mise en œuvre de programmes de formation professionnelle destinés aux jeunes.
« Nous demandons aux ONG et aux partenaires humanitaires de venir en aide à ces enfants déplacés qui vivent dans des conditions difficiles et dont l’avenir est aujourd’hui menacé, » ont déclaré plusieurs responsables locaux.
Pour les communautés du haut plateau de Kalehe, la réussite du processus de retour et de reconstruction passe nécessairement par une prise en charge adéquate des enfants.
Ceux-ci demeurent les premières victimes invisibles des crises successives qui ont affecté la région. Alors que les familles tentent de reconstruire leur vie après plusieurs mois de déplacement, l’accès à l’éducation, à la protection et à l’encadrement des enfants apparaît comme une priorité essentielle pour garantir une paix durable et offrir de meilleures perspectives d’avenir aux communautés concernées.
Divin Byaongo, étudiant à l’ETJ


