Kalehe : la société civile alerte sur la hausse des biens de première nécessité occasionnée par l’enclavement de ce territoire

Kalehe : la société civile alerte sur la hausse des biens de première nécessité occasionnée par l’enclavement de ce territoire

Il s’observe depuis plus d’un mois, l’enclavement du territoire de Kalehe. Cette situation est due au délabrement avancé de toutes les routes et les ponts cassés à la suite de fortes pluies qui se sont abattues en novembre dernier sur cette partie de la province du Sud-Kivu. Cet enclavement a occasionné la hausse des prix des biens de première nécessité.

A l’approche des fêtes de fin d’année, le président du cadre de concertation territorial de la société civile de Kalehe, Delphin Birimbi, alerte sur cette situation et appelle le gouvernement à sauver les habitants de Kalehe enclavés.

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“C’est depuis les fortes pluies du 17 novembre 2022 que le territoire de Kalehe avait été totalement enclavé suite aux coupures des routes, la Route nationale numéro 2 (RN2) Bukavu-Goma entre Minova et Kasheke, ainsi que la Route nationale numéro 3(RN3) Ndlr route nationale Bukavu-Kisangani dans son tronçon Miti-Hombo. Maintenant pendant cette période où nous nous approchons de la fin de l’année 2022 et début de l’année 2023, sur la question des routes, les motos ne circulent plus, les véhicules ne passent plus “, Explique-t-il.

Birimbi fait savoir que les populations du territoire de Kalehe sont dans une misère accablante car la situation socio-économique est devenue très difficile à cause de l’enclavement.

Le président de la société civile de Kalehe indique qu’actuellement une mesurette de la farine de manioc qui coutait 500 Franc congolais (0.25 USD) revient aujourd’hui à 1 500 Franc (0.75 USD), une mesurette de haricot passe de 2.000 Franc (1 USD) à 4.000 Franc congolais (2 USD). Les autres produits de première nécessite en provenance des villes comme Goma et Bukavu ne savent plus arriver dans les grandes agglomérations de Kalehe tels que Nyabibwe, Bulambika et autres.

Delphin Birimbi souligne que pour se déplacer, il y a des personnes qui passent par le lac Kivu, s’exposant ainsi aux risques de noyade, surtout en cette saison pluvieuse.

 

Rédaction

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La Rédaction JamboRDC

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