Une série de tueries des civils attribuée à des hommes armés non encore identifiés a été signalée dans plusieurs villages de Katana, en territoire de Kabare au nord de Bukavu (Sud-Kivu), la nuit du dimanche 23 novembre, apprend-t-on des sources locales.
D’après diverses sources, les assaillants ont pris pour cible, certains villages, accusant certains habitants de collusion avec les groupes armés Wazalendo dans la région.
Plusieurs victimes ont été enlevées à leur domicile ou dans des structures sanitaires avant d’être tuées dans les environs.
Ces sources rapportent que les corps ont été découverts dans les localités de Chahoboka, Chire et Chanyena.
Ce lundi 24 novembre, la situation a pris une tournure inquiétante. Toutes les activités ont été paralysées dans la zone. La peur, déjà persistante dans cette région régulièrement touchée par des incursions armées, s’est intensifiée. De nombreuses familles ont pris fuite dans les localités jugées plus sûres.
Les habitants expriment leur détresse et dénoncent l’insécurite persistante.
Les acteurs sociaux exigent une enquête sérieuse, l’identification et l’arrestation des auteurs ainsi que le renforcement de la sécurité dans les structures de santé.
Ces derniers insistent sur la protection des civils dans les zones en conflit armé au Sud-Kivu.
Elvine CIZA


