Idjwi : la situation sécuritaire demeure préoccupante

La situation sécuritaire dans le territoire d’Idjwi (Sud-Kivu) continue de susciter de vives inquiétudes au sein de la population. Des acteurs de la société civile dénoncent une recrudescence des actes de banditisme, des vols, des intimidations et des menaces visant certains citoyens, dans un contexte marqué par une crise humanitaire persistante et une fragilisation du tissu sécuritaire local.

Parmi les personnes touchées figure Chance Habimana Lwagera, activiste des droits humains et président honoraire du Conseil territorial de la Jeunesse d’Idjwi.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Dans un entretien accordé à notre rédaction, il affirme vivre dans un climat permanent d’insécurité en raison des menaces et intimidations dont il dit être victime depuis plusieurs mois.

Selon son témoignage, des individus armés ont tenté de pénétrer dans sa résidence au cours de la nuit du 13 mai 2026.

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Alertés par ses cris, les voisins se sont rapidement mobilisés, contraignant les assaillants à prendre la fuite avant d’atteindre leur objectif.

Depuis cet incident, l’activiste affirme vivre dans la peur et se voit parfois contraint de passer certaines nuits loin de son domicile et de sa famille pour des raisons de sécurité.

La société civile locale confirme cette détérioration du climat sécuritaire. Son président, Didier Muliri, indique que le deuxième semestre de l’année 2025 ainsi que le premier semestre de 2026 ont été marqués par plusieurs cas de tueries dont les circonstances restent, selon lui, insuffisamment élucidées.

« Nous avons dénoncé à plusieurs reprises ces actes d’insécurité, mais jusqu’à présent aucune mesure concrète n’a été prise, » déplore-t-il.

Selon lui, certains membres de la société civile ayant dénoncé ces crimes ont également été la cible de tentatives d’intrusion à leur domicile. Ces attaques auraient toutefois échoué grâce à l’intervention rapide des voisins alertés par les cris des victimes.

Didier Muliri rapporte également que journaliste Richelieu Byamana de la radio communautaire d’Idjwi a reçu, le 30 avril 2026, des messages téléphoniques à caractère intimidant.

Ces menaces seraient liées à sa couverture médiatique des questions sécuritaires et des crimes enregistrés dans le territoire.

Face à cette situation, la société civile appelle les autorités compétentes à renforcer les dispositifs de sécurité, à mener des enquêtes sérieuses sur les différents cas signalés et à garantir la protection des défenseurs des droits humains, des journalistes et de l’ensemble des citoyens.

Par ailleurs, les acteurs de la société civile s’inquiètent de la multiplication des cas de justice populaire et des actes d’intimidation visant les personnes engagées dans la défense des droits de la population, estimant que ces pratiques risquent d’aggraver davantage l’insécurité dans le territoire.

Merci Byamungu

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