Grève des enseignants : avertissement sevère aux grévistes

Plusieurs enfants de la République Démocratique du Congo particulièrement ceux de l’Est, n’ont toujours pas commencé les cours faute de la grève des enseignants. Ces derniers restent catégoriques sur leur décision, en exigeant leur reprise de la craie par des engagements concrets que le gouvernement doit faire pour la prise en charge des enseignants.

Depuis le lundi 04 octobre, les cours ont débuté normalement en théorie sur toute l’étendue du territoire national, mais pratiquement ils ont repris seulement dans les écoles privées et certaines écoles conventionnées. Les écoles publiques et d’autres conventionnées ont jusque-là boycotté la reprise du chemin de l’école en suivant à la lettre le mot d’ordre de leurs syndicats.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Le gouvernement central tente de gérer ce dossier qui selon le constat des uns et des autres le dépasse, pour ne pas dire que le gouvernement semble avoir échoué dans le secteur de l’éducation.

Cette fois-ci, c’est le secrétaire ad intérim de l’enseignement primaire, secondaire et technique, EPST, qui selon l’esprit de son message phonique N°MINEPST/80/SG/1908/2021 et signé par Odon MULANDA KIPEMBE son directeur de service, celui-ci essai de mettre les enseignants dos au mur en leur exigeant de reprendre à donner cours aux élèves sinon ils seront désactivés de la liste de paie. Dans ce message, il est dit qu’un contrôle technique sera fait dans toutes les provinces éducationnelles afin de s’assurer de la présence physique de chaque enseignant dans son établissement d’affectation.

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Un dilemme est observé dans le camp des enseignants, car des réunions parallèles sont organisées ça et là. Vont-ils céder à cette pression ou pas ?

D’un autre côté c’est le cardinal Fridolin Ambango qui s’étonne de cette façon d’agir du gouvernement.

 « La grève, à moins que l’on me prouve le contraire, est un droit constitutionnel dans notre pays. On ne peut pas intimider quelqu’un parce qu’il fait la grève » a réagit le cardinal au sortir de la rencontre des évêques membres de l’Association des conférences épiscopales d’Afrique Centrale (ACEAC).

L’archevêque de Kinshasa appelle au dialogue franc entre les grévistes et le Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique en vue de trouver des solutions palliatives.

En attendant, parents et élèves restent des principaux spectateurs et victimes des décisions des uns et des autres…

Eka Joyce

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