Goma : l’AFC/M23 qualifie le rapport de RSF d’une « désinformation »

Le groupe armé AFC/M23 a rejeté les accusations révélées dans différents rapports publiés récemment par des organisations comme Human Rights Watch (HRW) et Reporters sans frontières (RSF). Dans une publication sur X, le département de la communication de l’AFC/M23 a qualifié ce mardi 24 ces accusations « d’une nouvelle tentative de désinformation ».

Selon service de communication du mouvement, la diffusion de ces rapports « infondés » vise à ternir et porter atteinte à leur image.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

« Nous avons demandé formellement à cette organisation de fournir des preuves étayant ses allégations. À notre grande stupéfaction, RSF a reconnu que ses principales sources reposaient sur des contenus issus des réseaux sociaux,» écrit Lawrence Kanyuka, chef de département de la communication de l’AFC/M23.

À l’en croire, une telle légèreté méthodologique est « indigne d’une organisation qui se revendique comme référence internationale en matière de défense du journalisme», soulignant qu’un « rapport fondé sur de telles bases ne saurait être considéré comme crédible et doit être rejeté sans équivoque ».

Pour ce mouvement antigouvernemental, ces accusations sont totalement infondées et s’inscrivent dans une campagne de propagande grossièrement orchestrée par le « régime de Kinshasa ».

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Il affirme par ailleurs que les « journalistes exercent leur métier librement, sans intimidation ni entrave, dans les zones libérées,».

Il considère cependant que des journalistes sont assassinés, arbitrairement arrêtés ou réduits au silence à Kinshasa. Ici, poursuit-il, le CSAC [Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication] impose des restrictions sévères, entravant, soutient-il, « toute couverture de la guerre imposée à l’AFC/M23 par le régime de Kinshasa ».

Enfin, Lawrence Kanyuka fait savoir que chaque jour, des journalistes locaux, régionaux et internationaux ainsi que des correspondants de médias étrangers se rendent dans les zones sous leur contrôle et y travaillent sans surbir la moindre forme de pression ou de harcèlement.

Juvénal MUTAKATO

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