Le nouveau chef de la mission de l’ONU (MONUSCO) en République démocratique du Congo est arrivé à Goma (Nord-Kivu) depuis ce vendredi 24 avril. Sa visite a-t-il affirmé, s’inscrit dans le cadre des efforts de mise en œuvre du cessez-le-feu.
Le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies, James Swan a indiqué que la ville de Goma demeure au cœur du processus de désescalade et de paix dans l’Est du pays.
« Ma présence ici vise d’abord à rencontrer nos équipes, à écouter leurs analyses, à échanger avec les autorités de facto et à examiner les conditions concrètes dans lesquelles la MONUSCO peut poursuivre son mandat, conformément aux résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité de l’ONU. La MONUSCO est mandatée pour soutenir le cessez-le-feu à travers sa participation et son appui aux mécanismes conjoints élargis de vérification, » a-t-il déclaré.
Le chef de la MONUSCO a par ailleurs salué les avancées enregistrées vers la signature du protocole sur l’accès humanitaire et la protection judiciaire.
James Swan a encouragé les parties prenantes à maintenir leur engagement afin de conclure rapidement cet accord, dans le but de mettre fin aux souffrances des populations civiles affectées par le conflit armé.
Après avoir eu des échanges avec des dirigeants du groupe armé AFC/M23, le responsable onusien veut également débloquer la situation dans le Sud-Kivu, à Minembwe, pour permettre aux vols humanitaires de reprendre.
Parmi les dossiers discutés, il y a la situation humanitaire, à Minembwe. L’AFC/M23 a demandé la mise en place d’un pont aérien pour approvisionner les populations enclavées. Ce dispositif ne dépendrait pas de Goma. Selon RFI, des rotations pourraient être organisées depuis Kindu, Lubumbashi, Kisangani où encore de Bujumbura.
James Swan a insisté sur un préalable, à savoir la sécurité de l’espace aérien, évoquant notamment le brouillage GPS des drones qui rend les vols risqués.
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