Le Front pour la refondation de la nation (FRN) accuse dans un communiqué rendu public le 4 novembre 2026, les forces coalisées du gouvernement congolais de poursuivre des opérations militaires qui, selon lui, occasionnent des massacres de civils dans plusieurs zones de l’Est de la République démocratique du Congo. Dans le même temps, le mouvement rejette les informations faisant état d’une éventuelle offensive sur Uvira, au Sud-Kivu.
Dans ce communiqué officiel publié ce mercredi 4 novembre à Goma, le FRN met notamment en cause les FARDC, les FDLR, les milices Maï-Maï, les mercenaires ainsi que les éléments de la Force nationale de défense du Burundi (FNDB). Le document, signé par Lawrence Kanyuka, chef du département de la communication et porte-parole du mouvement, fait état d’opérations militaires visant plusieurs zones densément peuplées des territoires sous son contrôle.
Le mouvement affirme que ces opérations se poursuivent depuis plus de deux mois et évoque le recours à des drones de combat, des avions de chasse, de l’artillerie lourde, des missiles à longue portée ainsi que des troupes au sol.
Il cite plusieurs localités concernées, notamment dans les hauts plateaux, à Kaziba, dans la plaine de la Ruzizi, à Mwenga, Shabunda, Bunyakiri, Masisi, Walikale et Lubero.
S’agissant d’Uvira, le FRN rejette catégoriquement les informations faisant état d’un projet d’offensive sur cette ville. Il affirme n’avoir « ni l’intention, ni l’intérêt, ni projet de se rendre à Uvira ».
Le mouvement estime que ces allégations relèvent d’une stratégie de diversion visant, selon lui, à détourner l’attention des opérations militaires qu’il dénonce.
Ce démenti intervient au lendemain des manifestations populaires organisées mardi 3 novembre dans plusieurs entités du Sud-Kivu, notamment à Uvira. Selon les autorités provinciales basées dans cette ville, plus de 100 000 habitants ont pris part à ces mobilisations pour exprimer leur opposition à la guerre et réclamer la paix dans l’Est de la RDC.
Sur le plan politique, le FRN réaffirme son attachement au processus de paix de Doha et à la recherche d’une solution politique durable à la crise congolaise. Il prévient toutefois qu’il se réserve le droit de prendre les mesures qu’il jugera nécessaires pour défendre les zones sous son contrôle et protéger les populations civiles.
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