Plus de 116 000 consultations médicales, 1 771 blessés par arme pris en charge et 2 768 appels téléphoniques facilités : ce sont quelques-uns des résultats enregistrés par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) entre janvier et juin 2026 dans l’Est de la République démocratique du Congo. Ces interventions ont été menées dans un contexte marqué par les conflits armés, les déplacements de populations et, plus récemment, la propagation de l’épidémie d’Ebola.
Dans les provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et de l’Ituri, l’organisation humanitaire a consacré une partie importante de ses efforts au maintien de l’accès aux soins. Cinq hôpitaux soutenus par le CICR dans les Kivu ont notamment accueilli 1 771 personnes blessées par arme durant les six premiers mois de l’année.
L’appui ne s’est toutefois pas limité aux urgences liées aux violences. Les structures de santé accompagnées par le CICR ont enregistré plus de 116 000 consultations curatives, permettant à des milliers de personnes d’accéder aux soins dans des zones fortement affectées par la crise humanitaire.
Les conséquences des déplacements forcés ont également constitué un autre volet de cette assistance. Des familles déplacées ou ayant regagné leurs zones d’origine ont bénéficié de différents appuis, notamment des semences, des outils agricoles, des vivres et d’autres biens essentiels.
Pour ces ménages, l’objectif était à la fois de répondre aux besoins les plus urgents et de favoriser la reprise des activités permettant de retrouver progressivement une certaine autonomie.
Le CICR a, par ailleurs, consacré des moyens à la question des familles séparées. 2 768 appels téléphoniques gratuits ont été facilités afin de permettre à des personnes séparées de leurs proches de rétablir le contact.
L’organisation a aussi accompagné des enfants séparés de leurs familles dans les démarches visant leur réunification.
Ces interventions se sont déroulées alors qu’un nouveau risque sanitaire est venu compliquer davantage la situation humanitaire : l’épidémie d’Ebola.
Face à cette menace, certaines activités du CICR ont été temporairement interrompues avant leur reprise avec des dispositions sanitaires renforcées. L’organisation a notamment adapté l’accueil des bénéficiaires en réduisant le nombre de personnes présentes simultanément et en intensifiant la sensibilisation aux mesures de prévention.
Au-delà de ces actions, le CICR poursuit ses échanges avec les communautés et les différents acteurs concernés sur la protection des civils et le respect du droit international humanitaire.
Dans son bilan couvrant la période de janvier à juin 2026, l’organisation souligne ainsi les difficultés liées à la multiplication des crises dans l’Est de la RDC. Entre violences armées, déplacements et risques sanitaires, les besoins restent importants, alors que le maintien des services essentiels demeure un enjeu majeur pour les populations affectées.
Juvénal MUTAKATO


