Luanda en tant que médiateur du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo a rendu public un communiqué dans la nuit du mercredi à jeudi 12 février, proposant au gouvernement congolais et au groupe armé AFC/M23 de respecter le cessez-le-feu à partir de ce 18 février.
Avant cette proposition du président angolais, lundi dernier à Luanda, les dirigeants de la RDC, de l’Angola, du Togo, médiateur désigné de l’Union africaine, et le facilitateur, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo s’étaient accordés sur le fait d’appeler les parties à un cessez-le-feu.
La date devait encore être déterminée. L’Angola a été chargé d’engager des discussions avec toutes les parties congolaises concernées afin de créer les conditions favorables à la tenue d’un dialogue intercongolais. Aujourd’hui, Luanda propose désormais de retenir le mercredi 18 février à midi pour l’observance du cessez-le-feu.
Mais ce n’est qu’une proposition de la présidence angolaise qui, depuis le mois de décembre, s’implique de nouveau au premier plan pour régler cette crise congolaise. Cette date doit encore être validée par toutes les parties. On attend donc très prochainement la déclaration venue de Kinshasa ainsi que celle du groupe rebelle AFC/M23.
Au-delà de ces réactions, il reste encore des zones d’ombre : est-ce que, par exemple, ce cessez-le-feu entrera dans le cadre du document qui a été signé à Doha le 2 février ? Ce texte, validé par le gouvernement congolais et les rebelles, établit les termes de référence du mécanisme de vérification d’une telle initiative sous l’égide de la Conférence internationale pour la région des Grands-lacs, (CIRGL). Un mécanisme auquel doit aussi participer la mission de l’ONU dans le pays, qui d’ailleurs a posé ses préalables avant un probable retour des Casques bleus de la MONUSCO à Uvira.
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