Les Forces armées congolaises (FARDC) accusent dans un communiqué publié ce mardi 12 août, le mouvement rebelle AFC/M23 de mener des offensives répétées contre ses positions dans le grand Kivu, soit Nord-Kivu et Sud-Kivu, en violation des accords de paix.
Selon l’esprit du document signé par le général-major Ekenge Bomusa Efomi Sylvain, porte-parole des FARDC, et parvenu à notre rédaction, ces attaques quasi quotidiennes s’accompagnent de massacres ciblés contre les civils, majoritairement issus de la communauté hutu, dans le Nord-Kivu. L’armée dénonce des crimes commis « contre des populations sans défense ».
Les FARDC pointent également du doigt « la violation manifeste » de l’accord de paix de Washington et de la déclaration de principes de Doha, accusant la coalition rebelle de justifier ses actions par des propos « dilatatoires » relayés dans les médias et sur les réseaux sociaux.
Tout en réaffirmant leur attachement aux engagements pris par le gouvernement congolais dans les processus de Washington et de Doha pour une paix durable à l’Est, les forces armées préviennent qu’elles se réservent le droit de répondre « de manière appropriée » à toute provocation.
« Cette coalition est habituée à violer les accords et la parole donnée, » lit-on dans le communiqué.
Cette mise en garde intervient dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans les provinces de l’Est, où les combats avec l’AFC/M23 continuent de provoquer des déplacements massifs de populations.
La veille, c’est-à-dire ce lundi 11 août, la coalition rebelle avait dénoncé dans communiqué de presse, des « manœuvre militaires offensives en vue d’un conflit à grande échelle, » en dépit de la signature par Kinshasa de la déclaration de principes le 19 juillet dernier à Doha.
Dans ce communiqué, l’AFC/M23 note avoir observé d’importants mouvements de troupes et matériels militaires à Nzibira, Mwenga, Bunyakiri, Kibuwa, Pinga et Uvira.
Tout en accusant à son tour les autorités congolaises de violer le cessez-le-feu, dans une communication mise à jour ce mardi, ce mouvement rebelle promet de protéger les populations civiles et d’éliminer toute menace à sa source.
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