Une femme d’environ 30 ans s’est donnée la mort par pendaison dans le sous village Nyangulube, groupement de Mudusa dzns le territoire de Kabare (Sud-Kivu), ce dimanche 1èr mars, a alerté la société civile forces-vives dudit groupement.
François Mubalama son président a fait savoir que cet acte s’est produit aux environs de 19h30 de ce dimanche. La société civile locale condamne cet acte, sans en avoir évoqué les causes de l’incident.
« Jusque-là la cause de cette pendaison n’est pas connue. La société civile forces-vives du groupement de Mudusa condamne fermement cet acte et nous demandons à la population de rester résiliente face aux différentes difficultés,» a-t-il martelé.
La société civile de Mudusa encourage par ailleurs les personnes en détresse à chercher de l’aide et du soutien auprès des autorités compétentes et des organisations de soutien psychosocial.
Le droit congolais et le suicide : un vide juridique
La question du suicide en République démocratique du Congo soulève parfois des débats complexes, mêlant traditions culturelles, droits humains et silence juridique.
Sur le plan juridique, la RDC ne sanctionne pas le suicide, ni la tentative de suicide. Pourtant, dans plusieurs communautés, la pratique consistant à fouetter le corps d’une personne ayant mis fin à ses jours est un rituel ancestral.
En effet, punir une personne décédée est sans objet. Et aucune disposition spécifique n’interdit les rituels liés au suicide, laissant ainsi la place aux interprétations coutumières.
Face à ce vide juridique, certains estiment que le droit devrait intervenir pour encadrer ces pratiques et éviter les atteintes à l’intégrité du corps humain.
Christine Mwinja


