édito: malgré les multiples initiatives, la crise d’accès à l’eau potable persiste à Bukavu

La ville de Bukavu dans la province du Sud-Kivu, est confrontée à une crise persistante d’accès à l’eau potable, aggravée particulièrement pendant cette saison sèche. Une situation qui pose de sérieux problèmes à des nombreuses familles.

En effet, la pénurie d’eau est attribuée à plusieurs facteurs dans la ville de Bukavu. D’abord, sur le plan infrastructure, la Régie de distribution d’eau (REGIDESO) entreprise publique connait un déficit, mais aussi ses infrastructures actuellement se trouvent dans un état vétuste, incapable de répondre aux besoins croissants  de la population.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

A ceci s’ajoute le tarissement de sources d’eau disponibles surtout pendant la saison sèche, comme les rivières et les nappes phréatiques qui sont les principales sources d’approvisionnement.

Impacts sur les consommateurs

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La pénurie d’eau affecte profondément la vie quotidienne des habitants de la ville. Les membres de ménages pour s’approvisionner doivent parcourir de longues distances pour accéder à des points d’eau, ce qui entraine parfois des cas d’accident de circulation, de noyades et enlèvements. La situation est particulièrement difficile pour les femmes et les enfants, qui sont généralement chargés de l’approvisionnement en eau en famille.

La carence en eau potable exacerbe aussi les  risques de maladies hydriques telles que la diarrhée, le choléra et la fièvre typhoïde, mettant en danger la santé publique.

Défis et perspectives  

Malgré les initiatives au niveau local, de nombreux défis subsistent. Les infrastructures nécessitent des investissements nécessaires pour être modernisées et étendues, et pour ce faire, les ressources locales sont limitées. De plus, la gestion durable des ressources en eau est essentielle pour éviter une exacerbation future du problème, nécessitant une planification à long terme et une coopération régionale.

L’autre défi est lié aux recettes mensuelles dues aux factures qui n’arrivent pas à couvrir les dépenses de l’entreprise. A en croire son Directeur technique, par mois, la REGIDESO réalise 1 milliards soixante millions de francs congolaise, un montant qui couvre le paiement de ses agents et les frais de la logistique.

Cependant, la dette constitue à ce jour 5 milliards de francs congolais, dont les abonnés et l’Etat congolais doivent à cette Régie de distribution d’eau. Avec, ses entrées la REGIDESO est donc incapable de répondre urgemment à la demande.

Toutefois, la REGIDESO a son niveau rassure qu’avec la mise en place de trois projets, dont les travaux encours au Lycée Wima de la nouvelle canalisation DN400, mais aussi de l’acquisition de 5000 compteurs par la Direction générale en faveur de certains abonnés qui étaient facturés forfait, peuvent tant soit peu aider à desservir une partie de la ville.

S’agissant du quartier Nyalukemba en particulier, la REGIDESO Sud-Kivu, apaise sa clientèle de Nguba en précisant qu’elle sera desservi grâce aux nouveaux équipements qui seront installés en attendant la matérialisation du projet de captages d’eau de Ruzizi à Muhumba ainsi que le grand projet du captage des eaux de la rivière Mpungwe dans le territoire de Kabare.

Il est à noter que la pénurie d’eau dans la ville de Bukavu et ses environs est une crise complexe qui nécessite une approche multidimensionnelle pour être résolue. Pour améliorer l’accès facile à l’eau potable et assurer le bien être de la population, les efforts doivent être combinés entre les autorités locales nouvellement investies et des organisations nationales ainsi que qu’internationales.

Rédaction 

 

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