Ebola en Ituri : l’OMS et la RDC renforcent la surveillance épidémiologique

L’Est de la République démocratique du Congo est secoué par une nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a officiellement déclaré, ce dimanche 17 mai, une « urgence de santé publique de portée internationale » face à la propagation rapide du virus dans la province de l’Ituri.

Selon les premières données communiquées par les autorités sanitaires et l’OMS, au moins 80 décès suspects et plus de 240 cas présumés ont déjà été enregistrés dans plusieurs zones touchées de l’Ituri, notamment dans les régions minières de Mongbwalu et Rwampara.

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Des cas confirmés ont également été signalés à Kampala, en Ouganda, ainsi qu’à Kinshasa et Goma, faisant craindre une propagation transfrontalière du virus. L’épidémie actuelle est causée par la souche Bundibugyo, une variante rare du virus Ebola pour laquelle aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’est actuellement disponible.

Cette situation inquiète fortement les experts sanitaires internationaux, d’autant plus que plusieurs agents de santé figurent parmi les personnes infectées.

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L’OMS avait déjà annoncé vendredi, le « déploiement d’équipes médicales d’urgence», de « matériel sanitaire ainsi qu’un financement initial de 500 000 dollars américains pour soutenir les opérations» de riposte sur le terrain.

L’organisation sanitaire mondiale affirme travailler en « collaboration avec le gouvernement congolais et les pays voisins afin de renforcer la surveillance épidémiologique et les mesures de contrôle aux frontières ». 

De son côté, le ministère congolais de la Santé a activé le système national de gestion des urgences sanitaires et appelé la population au respect strict des mesures préventives, notamment le lavage régulier des mains, l’évitement des contacts avec les personnes symptomatiques et la déclaration rapide des cas suspects aux structures sanitaires.

Cette nouvelle flambée constitue la 17ᵉ épidémie d’Ebola enregistrée en RDC depuis la découverte du virus en 1976. Les autorités sanitaires redoutent que l’insécurité persistante dans certaines zones de l’Ituri ne complique davantage les efforts de riposte et la prise en charge des malades.

Dans les zones sous occupation, notamment Goma et Bukavu, les autorités sous l’AFC/M23 multiplient également des messages invitant les populations au calme, malgré la fermeture partielle des frontières de Gisenyi, Ruzizi 1 et 2 par les autorités rwandaises.

Rédaction 

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