Crise en RDC: ISGL dénonce une dérive après les démissions de Kamerhe et Lukwebo

La situation politique qui prévaut en République démocratique du Congo menace la démocratie, l’unité et la cohésion nationale. Une alerte de l’initiative Simama Grands lacs (ISGL) contenue dans une correspondance datée du 23 mars adressée au secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres.

Signée par son coordonateur national, Samuel Matabaro, Initiative Simama Grands lacs montre que la cohésion nationale est aujourd’hui minée par le tribalisme et le népotisme érigés en système de gestion.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Une dérive après les démissions de Kamerhe et Lukwebo 

Initiative Simama Grands lacs fustige les différentes démissions sur la scène politique, notamment celles de Vital Kamerhe et Modeste Bahati Lukwebo. Des départs qui témoignent une rupture du consensus au sein de la direction du pays, déplore cette structure citoyenne.

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« L’unité nationale ne devrait pas être seulement un slogan de circonstance, mais un rempart. ISGL constate avec amertume que les discours visant les antagonismes politiques exacerbés fragilisent chaque jour davantage notre tissu social, » regrette ISGL, déplorant en même temps « la déstabilisation institutionnelle qui s’observe dans le pays».

« L’heure n’est plus aux calculs partisants mais à la sagesse pour préserver la démocratie et l’intérêt général. Lorsque les piliers de la stabilité institutionnelle préfèrent se retirer plutôt que de trahir le pacte républicain, la nation doit s’interroger sur la légitimité de la voie empruntée par ceux qui restent au pouvoir,» indique Samuel Matabaro.

Et de poursuivre : « le risque de soudanisation menant à la balkanisation, n’est pas une capacité lointaine. Elle se nourrit de notre incapacité collective à privilégier l’intérêt supérieur de la République,».

Un appel pressant aux acteurs concernés 

Face à cette situation, ISGL recommande aux acteurs politiques nationaux et société civile au renoncement du changement de la Constitution afin de préserver selon elle, la paix, l’unité, la cohésion et l’intégrité de la nation.

Aux Nations-Unies et à d’autres partenaires de la stabilité dans le pays, à sensibiliser les dirigeants africains à la culture de respect des textes et de principes.

Gabriel ACIRUCHOKOLIRE

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