Une certaine timidité s’observe à l’approche des fêtes de fin d’année dans la ville de Bukavu (Sud-Kivu). Situation comparative aux années précédentes. Des habitants joints ce lundi 22 décembre par notre rédaction parlent des festivités marquées par une frustration liée à la guerre et à la situation économique incertaine.
Selon des observateurs, les citoyens vivent sous une frustration totale à cause de la guerre qu’a connue la ville de Bukavu, ayant entraîné des événements malsains.
Au-delà des morts, plusieurs activités ont arrêté, privant ainsi de l’emploi à des milliers d’habitants.
Plus de dix mois de fermeture des banques commerciales, les ménages n’ont plus accès à leurs revenus habituels, exacerbant la crise.
Théophile Barachikubagira, un habitant de la ville de Bukavu, décrit une situation chaotique et déplorable : « Depuis l’avènement de cette guerre dans la ville de Bukavu, toutes les activités ont stoppé. Les grandes entreprises : la Bralima, la Pharmankina… beaucoup de sociétés ont fermé. Privées comme publiques ; et c’est de part ces activités là que les gens parvenaient à avoir quelque chose pour pouvoir survivre et pouvoir tenir tête face à ces multiples dépenses de festivités de fin d’année. Depuis dix mois dans la ville de Bukavu, il n’y a pas d’activités, les gens vivent dans la souffrance la plus atroce, dans la débrouillardise, on parle de la résilience […], c’est pourquoi les gens, ils font semblant de survivre mais la situation elle est vraiment compliquée jusqu’à ce que même trouver une façon de faire plaisir à ses enfants dans le cadre de la Noël ou de festivités de fin d’année, ça sera pratiquement difficile pour les gens,» a-t-il déploré.
Selon notre constat, la situation est critique au marché. Les commerçants se plaignent de la moindre fréquentation de leurs stands.
Face à la situation, Théophile Barachikubagira encourage la résiliation des habitants de la ville.
« Les gens doivent se comprendre, c’est-à-dire, nous les responsables de familles nous ne sommes pas à mesure de répondre à différentes demandes de nos dépendants (les enfants et les femmes), et par conséquent les gens doivent s’entendre. Je donne un sos, que les gens ne puissent détruire leurs foyers à cause de choses passagères. Cette Noël ou fin d’année, elle ne sera pas là première ni la dernière, espérons que les jours avenirs vont nous donner des circonstances qui vont nous permettre de fêter,» conclut-il.
Cependant, malgré ce contexte difficile, la ville de Bukavu oscille entre incertitude et résilience. Plusieurs articles essentiels voient leurs prix élevés, alimentant les inquiétudes des familles en cette période de fin d’année.
Juvénal MUTAKATO


