Certains établissements scolaires de la ville de Bukavu (Sud-Kivu) fixent des taux de conversion plus élevés que ceux du marché, où par exemple 1 dollar américain varie entre 2.800 et 3.000 francs congolais, alors que le taux officiel ne dépasse pas 2.500 francs congolais. Cette pratique inquiète les parents, car elle augmente le coût de l’éducation, dénonce ce lundi 10 novembre, la Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI).
Dans une dépêche d’alerte, la NDSCI fait savoir que ce comportement constitue une exploitation injuste des familles, elles qui sont déjà fragilisées par la crise économique due au conflit armé qui sévit en province du Sud-Kivu.
Malgré les justifications de certains responsables scolaires, qui évoquent un problème d’instabilité économique, la NDSCI pense que cette pratique est illégale et viole le principe d’accès à l’éducation en République démocratique du Congo.
« Il est inadmissible que des établissements scolaires profitent de la faiblesse du contrôle pour imposer un taux arbitraire, au détriment des parents, » dit avec insistance M. Wilfried Habamungu, porte-parole provincial de la NDSCI.
Cet acteur social lance un appel aux autorités éducatives et administratives d’agir sans délai pour mettre fin à ce désordre. Il exige également des sanctions exemplaires et le respect strict du taux légal dans tous les établissements scolaires dans la ville de Bukavu et au Sud-Kivu en général.
Enfin, Habamungu invite les parents et la société civile à rester vigilants et à dénoncer toute pratique contraire aux dispositions et mesures des autorités compétentes.
Christine Mwinja


