Les habitants de plusieurs avenues du quartier Nyalukemba, dans la commune d’Ibanda à Bukavu (Sud-Kivu), ont dénoncé ce mercredi 26 août une pénurie d’eau potable qui dure depuis plusieurs années. Cette situation affecte particulièrement les avenues Irambo, Paysage et Camp Luziba, où de nombreuses familles peinent à s’approvisionner en eau pour leurs besoins quotidiens.
Selon les témoignages recueillis sur place, les femmes et les jeunes filles sont les premières victimes de cette crise. Chaque jour, elles sont contraintes de parcourir de longues distances pour chercher de l’eau, souvent dans des puits traditionnels appelés «Bizola», dont la qualité sanitaire reste préoccupante.
« Nous nous réveillons chaque jour entre 4h30 et 5h du matin pour aller puiser de l’eau aux Bizola avant qu’elle ne devienne trouble et impropre à la consommation, » témoigne ses habitants du quartier.
De son Agnes sadiki, s’interroge également sur l’efficacité du service de distribution d’eau : « Est-il vrai que les factures et les taxes payées par la population ne suffisent pas pour assurer une bonne desserte en eau dans notre quartier ? »
Face à cette situation, Agnès Sadiki appelle la REGIDESO ainsi que les autorités compétentes à trouver une solution durable.
Pour elle, il est incompréhensible que des milliers d’habitants continuent de manquer d’eau potable alors que l’eau est reconnue comme un besoin vital.
Pourtant, la loi congolaise relative à l’eau du 31 décembre 2015 garantit à chaque citoyen le droit d’accéder à une eau potable de qualité, aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural. Les habitants de Nyalukemba estiment ainsi que ce droit fondamental n’est pas pleinement respecté.
Au-delà des difficultés quotidiennes, cette pénurie suscite également des inquiétudes sur le plan sanitaire. Les professionnels de santé rappellent qu’un approvisionnement régulier en eau potable constitue un élément essentiel dans la prévention des maladies hydriques et l’amélioration des conditions de vie des populations.
Le manque d’eau dans ces entités affecte directement la santé, la sécurité et la dignité de la population. Il est donc urgent qu’une solution soit rapidement trouvée.
Merci Byamungu


