La société civile forces-vives, noyau communal d’Ibanda dans la ville de Bukavu (Sud-Kivu), déplore la montée inquiétante de l’insécurité dans le quartier Panzi. Selon son président communal qui s’est confié à notre rédaction ce mercredi 19 novembre, cette insécurité, entraîne non seulement des pertes en vies humaines mais aussi des dégâts matériels.
Face à cette situation, Murhula Machumbiko, président du noyau communal, appelle à une prise de conscience collective . Il invite chaque habitant à veiller non seulement sur sa maison, mais aussi sur celles de ses voisins, tout en collaborant activement avec les cadres de base pour dénoncer les malfrats.
Pour faire face à cette insécurité, la société civile d’Ibanda suggère quelques recommandations:
• La mise en place d’un service de sécurité de proximité, professionnel et collaboratif ;
•L’identification rigoureuse des locataires avant le contrat de bail ;
•Le contrôle strict des maisons de tolérance et la lutte contre la consommation de l’alcool fortement alcoolisé;
•Ainsi que l’instauration du couvre-feu dans plusieurs axes rouges du milieu comme Mbeke, Kazaroho, Mushununu, Bizimana et dans d’autres parties de Mudusa
Machimbiko indique que la paix ne peut revenir si chaque habitant s’implique mais également si les autorités prennent leurs responsabilités et si la vigilance citoyenne devient une norme.
Pour rappel, le quartier Panzi connait depuis quelques mois une recrudescence inquiétante d’insécurité. Plusieurs cas, incluant, vols mains armées, braquages, assassinats ciblés, et autres actes de banditisme y sont signalés. Cette situation alarmante doit interpeller les services de sécurité afin de mettre fin à cette instabilité d’insécurité.
Elvine CIZA


