Bukavu : 24 heures après l’incendie de Funu, par manque d’abris les sinistrés passent la nuit à la belle étoile

Vingt-quatre heures après l’incendie qui s’est produit à Funu dans le quartier Mosala, commune de Kadutu, dans la ville de Bukavu, les sinistres lancent un cris d’alarme suite aux mauvaises conditions de vie. Ces derniers qui passent la nuit à la belle étoile craignent le danger qui guette leurs familles.

Au cours d’une descente y effectuer ce jeudi 30 novembre, notre constat est amer. Sur place, tous les biens de valeurs ont été calcinés, rendant ainsi la vie difficile. Parmi les biens calcinés raconte un sinistré, figurent les diplômes, les cartes d’électeurs, les documents académiques et scolaires des enfants, etc.

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Actuellement, les victimes n’ont pas ni à manger, ni par où passer nuit. Ceux qui exerçaient les petites activités commerciales n’ont rien récupéré pendant cette incident. Certaines victimes sont dans de familles d’accueil et d’autres passent la nuit dehors avec toutes les conséquences surtout pendant cette période pluvieuse dans la ville de Bukavu.

Face à cette situation déplorable, ces sinistrés appellent les autorités provinciales, nationales et les gens de bonne volonté, de leurs venir en aide.

“Nous appellons le gouvernement provincial de nous venir en aide. Nous avons tout perdu, les cartes d’électeurs, les diplômes et les objectifs scolaires et académiques de nos enfants, et d’autres biens de valeur. Nous avons besoin de biens matériels, et même d’une aide morale,” s’alarme un des sinistrés.

Ayant perdu même leurs cartes d’électeurs, ils demandent à la Commission électorale nationale indépendante, CENI de leur faciliter afin qu’ils obtiennent facilement des duplicatas pouvant les permettre de participer au vote. Ils sollicitent cependant l’aide matérielle et morale pour assurer leur survie.

Pour rappel, plus de 90 maisons ont pris feu la nuit du mardi 28 au mercredi 29 novembre dans la commune de Kadutu au quartier Mosala. Ceci malgré la présence d’un camion anti-incendie doté à la commune par la Fondation Bahati Lukwebo, mais aussi des extincteurs offerts récemment par la Fondation Patrick BAKA WA BANA.

La société civile de cette commune s’interroge sur la présence de ses outils dans leur entité qui en principe devraient servir pour la limitation de dégâts lorsqu’il y a un cas d’incendie.

Gloria Bakulikira

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