La protection des filles contre les violences basées sur le genre, les mariages précoces et les abus sexuels a été au centre d’une séance de sensibilisation organisée par l’Asbl Femme engagée pour la paix et la promotion sociale, dans le cadre de la Journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre sous le thème : « Mettre fin aux mariages d’enfants et investir dans les droits des filles ».
L’activité a réuni les personnes déplacées de Ziralo, en territoire de Kalehe (Sud-Kivu) et d’Ufamandu ainsi que les familles d’accueil sur les sites de Lulambo, dans l’aire de santé de Biriko, zone de santé d’Itebero, en territoire de Walikale, (Nord-Kivu).
Les échanges ont porté sur les différentes formes de violences basées sur le genre, leurs facteurs de risque, leurs conséquences ainsi que les moyens de prévention et de lutte. Les participants ont également été sensibilisés aux conséquences des mariages précoces et aux risques d’exploitation et d’abus sexuels sur les enfants.
« L’objectif est d’informer les participants sur les différentes formes de violences basées sur le genre, leurs facteurs de risque, leurs conséquences et les moyens de prévention, mais aussi sur les défis liés aux mariages précoces et à l’exploitation et aux abus sexuels sur les enfants, » a expliqué Vicky Tonvikene.
Au cours de cette activité, les participants ont notamment évoqué les violences sexuelles, les pillages, les tortures, les déplacements répétés, le manque d’accès à des soins de santé de qualité pour les femmes et les filles ainsi que la perturbation des activités scolaires.
Ces difficultés affectent particulièrement les femmes et les filles déplacées, dont la sécurité, la santé et l’accès à l’éducation restent des préoccupations majeures.
À cette occasion, Vicky Tonvikene a appelé les autorités compétentes à œuvrer pour le rétablissement de la paix et les organisations humanitaires à renforcer leur assistance aux personnes déplacées.
À l’issue de la sensibilisation, les participants se sont engagés à contribuer à la protection des femmes, des filles et des enfants. Ils ont également recommandé à l’Asbl Femme engagée pour la paix et la promotion sociale d’étendre ses activités à d’autres zones accueillant des déplacés, notamment Walowalwanda et Ziralo.
Nelson KITUMAINI


