L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) confirme dans un communiqué publié le 29 septembre, que la mort d’hippopotames retrouvés dans la rivière Semuliki, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), est liée au charbon bactéridien, communément appelé anthrax.
Signé depuis Ishango, le communiqué de la direction provinciale de l’ICCN au Nord-Kivu précise que cette conclusion fait suite aux analyses réalisées par les docteurs vétérinaires de Virunga Doctors, en collaboration avec les équipes de l’ICCN.
Face à cette situation, un protocole de riposte a été mis en place afin de contenir la propagation de cette maladie.
L’ICCN appelle les populations riveraines à ne pas toucher, déplacer, découper, enterrer ou brûler les carcasses d’animaux retrouvés morts. Il leur demande également de ne pas consommer, acheter, vendre ou transporter la viande provenant d’un animal mort ou malade.
Les enfants, le bétail et les animaux domestiques doivent être maintenus à distance des carcasses. L’ICCN recommande aussi d’éviter l’utilisation de l’eau se trouvant à proximité de ces carcasses.
Toute nouvelle carcasse ou mortalité inhabituelle doit être signalée aux autorités locales, aux services vétérinaires, aux relais communautaires ou aux agents de l’ICCN.
L’ICCN rappelle que l’anthrax peut se transmettre à l’être humain notamment par contact avec un animal infecté ou mort, mais aussi par la consommation de sa viande.
L’Institut invite enfin la population au calme et à la vigilance, alors que le suivi de la situation se poursuit avec ses différents partenaires. De nouvelles directives seront communiquées selon l’évolution de la situation.

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