Le Mouvement citoyen Machozi ya Raïya (MCMR-RDC) donne un ultimatum de 14 jours au gouvernement provincial du Sud-Kivu et au gouvernement congolais pour contraindre les entreprises minières opérant dans le territoire de Fizi à respecter leurs engagements en matière de développement communautaire et de responsabilité sociale.
Dans un communiqué publié le 28 septembre à Fizi et signé par son coordonnateur territorial, Agale Isanganino Bwangyo, le mouvement dénonce le contraste entre l’importance des ressources minières exploitées dans cette partie du Sud-Kivu et les conditions de vie des communautés riveraines des zones d’exploitation.
« Dans plusieurs zones minières de Fizi, les populations vivent encore dans des conditions qui ne correspondent nullement à l’importance des richesses extraites de leur sous-sol, » déplore le MCMR-RDC.
Le mouvement cite notamment l’insuffisance des routes et des dessertes agricoles, le déficit énergétique, l’accès limité à l’eau potable ainsi que le manque d’infrastructures scolaires et sanitaires. Il dénonce également la dégradation des terres agricoles et les impacts environnementaux liés aux activités extractives.
À travers cet ultimatum, Machozi ya Raïya exige des retombées socio-économiques concrètes pour les communautés locales, notamment à travers une meilleure prise en compte des engagements pris par les entreprises minières dans le cadre de leur responsabilité sociale et du développement communautaire.
Le mouvement demande également que les redevances et taxes versées par les sociétés minières à l’État congolais puissent se traduire par des réalisations concrètes au bénéfice des populations de Fizi.
À l’expiration du délai de 14 jours, le MCMR-RDC menace d’appeler à des journées ville morte et à d’autres actions de mobilisation citoyenne non violente, notamment pour exiger le départ des sociétés minières qui ne respecteraient pas leurs obligations.
Tout en lançant cet ultimatum, le mouvement appelle les autorités nationales et provinciales à privilégier le dialogue, la transparence et l’action afin d’éviter une escalade.
Il invite par ailleurs les organisations de la société civile à se joindre à cette démarche en faveur de la défense des intérêts des communautés locales, de la transparence dans la gestion des ressources minières et du développement durable du territoire de Fizi.
Rédaction


