La société civile Forces vives du groupement de Kaniola, dans le territoire de Walungu (Sud-Kivu), alerte sur une série d’exactions qu’elle attribue à des éléments de l’AFC/M23. Dans une lettre adressée notamment au BCNUDH, à la MONUSCO et au CICR, cette structure dénonce des meurtres, des actes de torture et des extorsions dont seraient victimes des civils ces dernières semaines.
La société civile de Walungu met particulièrement en cause un officier présenté comme le colonel Charles Kagigi, à qui elle attribue l’instauration d’un climat de terreur dans le groupement.
Ces informations ont été rapportées par radio Okapi, qui précise que la société civile affirme avoir documenté plusieurs incidents entre le 21 et le 24 septembre 2026.
À Nzibira-Luntukulu, deux enseignants auraient été torturés le 21 septembre et auraient échappé à une tentative d’assassinat. Le 23 septembre à Kashanja, un taximan de Kalengera, Zigashane Mashali, aurait été dépouillé de 30 000 francs congolais avant de succomber à des coups de bâton, selon la même source.
Deux jours plus tard, trois civils revenant d’un match des Léopards auraient été tués à Kaniola. La société civile identifie les victimes comme Birhalugira Kulimushi Jules, Kashokwire Kulimushi Isaac et Bizimana Ciraza.
La structure affirme également que le colonel Charles Kagigi aurait menacé de « raser le groupement de Kaniola ».
Face à cette situation, les Forces vives demandent le départ de cet officier et appellent les autorités ainsi que les organisations chargées de la protection des civils à agir face à ces violences.
Ces nouvelles accusations interviennent alors que la société civile et le gouvernement provincial basé à Uvira avaient déjà dénoncé, début septembre, plusieurs violations des droits humains à Kaniola, notamment des assassinats, pillages, incendies et arrestations arbitraires.
Rédaction


