Après deux semaines de la rentrée scolaire en République démocratique du Cong, l’organisation Watotos No Stress tire la sonnette d’alarme sur la situation des enfants victimes des récents incendies ayant frappé plusieurs quartiers de la ville de Bukavu (Sud-Kivu), notamment celui de Cimpunda. La structure craint que ces drames n’affectent sérieusement la scolarité de nombreux écoliers, élèves et étudiants dont les familles ont perdu leurs habitations et une grande partie de leurs biens.
Son fondateur, Shong Plaisir Mushingilwa, estime que la déscolarisation des enfants constitue une menace pour l’avenir de la communauté. Il rappelle que l’éducation reste le principal levier de développement et que les enfants d’aujourd’hui représentent les bâtisseurs de demain.
« Ce que nous sommes aujourd’hui, nous le devons à l’éducation que nous avons reçue hier. Négliger l’éducation de ces enfants, c’est compromettre l’avenir de toute une génération, » souligne-t-il.
Selon ce défenseur des droits des enfants, les difficultés auxquelles font face les familles sinistrées risquent d’exposer plusieurs enfants à l’abandon scolaire, à la délinquance ou encore à l’errance. Il appelle ainsi les autorités, les organisations humanitaires ainsi que les personnes de bonne volonté à apporter une assistance rapide aux ménages touchés afin de permettre aux enfants de reprendre le chemin de l’école dans de bonnes conditions.
Tout en présentant ses condoléances aux familles endeuillées et sa compassion aux sinistrés, Shong Plaisir Mushingilwa invite les victimes à garder espoir malgré les pertes enregistrées. Il insiste sur la nécessité de préserver les projets d’avenir des enfants en dépit des circonstances difficiles.
Réagissant à la décision des autorités de suspendre certaines constructions jugées anarchiques après les incendies, le responsable de Watotos No Stress estime que cette mesure vise à prévenir de nouveaux drames.
Il rappelle que le respect des normes d’urbanisation et de construction demeure essentiel pour renforcer la sécurité de la population et limiter les risques de catastrophes.
Merci Byamungu


