À l’occasion de la Journée mondiale de la santé sexuelle, célébrée ce 4 septembre, le Club des filles reporters (CFR-RDC) alerte sur les difficultés rencontrées par les jeunes des zones rurales du Sud-Kivu pour accéder à des informations fiables et aux services de santé sexuelle.
Dans plusieurs milieux ruraux du Sud-Kivu, l’accès des jeunes à l’information sur la santé sexuelle reste limité. Le constat est particulièrement préoccupant dans les zones de santé de Bunyakiri, Kalonge en territoire de Kalehe et Itébero en territoire de Walikale (Nord-Kivu),selon le Club des filles reporters.
À travers son plaidoyer, cette organisation appelle les partenaires techniques et financiers à renforcer leur appui aux initiatives locales de sensibilisation, notamment dans les communautés les plus enclavées.
Pour cette structure, le manque d’informations fiables constitue un facteur de vulnérabilité pour les adolescents et les jeunes adultes. Beaucoup d’entre eux disposent encore de connaissances limitées sur la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST), les grossesses précoces ainsi que sur les services de santé auxquels ils peuvent recourir.
Simon Mihona, coordonnateur du Club des filles reporters, estime que le renforcement de la sensibilisation peut contribuer à réduire ces risques. Il appelle notamment les parents, les enseignants, les professionnels de santé et les leaders communautaires à s’impliquer davantage dans l’information et l’orientation des jeunes.
L’organisation mène déjà des activités de proximité dans certaines zones rurales concernées. Toutefois, son responsable indique que ses interventions sont principalement financées sur fonds propres, ce qui limite sa capacité à toucher un plus grand nombre de bénéficiaires.
Face à cette situation, le Club des filles reporters sollicite également l’implication des médias et des différents acteurs intervenant dans le domaine de la santé afin de multiplier les espaces d’information et de sensibilisation en faveur des jeunes.
L’organisation rappelle par ailleurs que l’accès à une information fiable sur la santé sexuelle ne devrait pas se limiter à la célébration d’une journée mondiale. Elle plaide pour des actions régulières et adaptées aux réalités des communautés rurales.
Pour le Club des filles reporters, permettre aux jeunes d’accéder à des informations fiables et aux services de santé appropriés constitue un moyen de les aider à faire des choix éclairés pour leur santé et leur avenir.
Merci Byamungu


