Alors que le Sud-Kivu totalise plus de quarante jours sans enregistrer un nouveau cas d’Ebola, les professionnels de la santé et les acteurs de la communication intensifient les appels à la vigilance. Une mobilisation qui intervient dans un contexte où des rumeurs persistent et remettent en cause l’existence même de l’épidémie.
Depuis l’annonce de nouveaux cas de la maladie à virus Ebola dans certaines zones de la région, les campagnes de sensibilisation se sont multipliées afin de rappeler à la population les gestes essentiels pour prévenir une éventuelle résurgence de la maladie.
Les autorités sanitaires insistent notamment sur le respect des mesures d’hygiène et la nécessité de signaler rapidement tout cas suspect.
Malgré ces efforts, une partie de la population continue de manifester des doutes et une certaine réticence face aux alertes sanitaires, alimentées par des rumeurs qui circulent dans plusieurs communautés.
Pour Jean-Claude Rusange, laborantin et chercheur scientifique, ces messages de prévention doivent être pris au sérieux. Il estime que le respect des mesures barrières demeure le moyen le plus efficace de limiter les risques de propagation du virus et de protéger les communautés.
Dans cette dynamique, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section du Sud-Kivu, poursuit ses actions de sensibilisation avec l’appui de la Coopération suisse.
L’organisation encourage les habitants de Bukavu ainsi que les populations riveraines à maintenir les bonnes pratiques d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains, le respect des règles d’hygiène individuelle et collective, ainsi qu’une vigilance accrue face à tout cas suspect.
En parallèle, l’UNPC-Sud-Kivu a lancé une campagne de distribution de kits de lavage des mains dans plusieurs rédactions de médias de la province.
Selon l’équipe pédagogique chargée de la mise en œuvre du projet financé par la Coopération suisse, deux médias locaux ont bénéficié de ces équipements ce vendredi. L’opération se poursuivra dans les prochains jours suivant le calendrier établi.
Les autorités sanitaires rappellent enfin que l’absence de nouveaux cas depuis plus de quarante jours ne signifie pas que le risque est totalement écarté. Elles appellent la population à poursuivre l’application des mesures préventives et à signaler sans délai tout cas suspect afin d’éviter une nouvelle propagation du virus dans la province du Sud-Kivu.
Merci Byamungu


