Quelques semaines après la réouverture du tronçon Bukavu-Uvira de la route nationale n°5 (RN5), le mouvement citoyen Machozi ya Raiya tire la sonnette d’alarme sur la réapparition de barrières illégales. Son coordonnateur national, Dunia Amisi Anwema, appelle les autorités civiles et militaires à mettre fin à ces pratiques qui, selon lui, pénalisent les voyageurs.
Le coordination nationale de ce mouvement citoyen affirme que plusieurs barrières illégales ont été réinstallées sur l’axe Bukavu-Uvira, malgré les décisions prises il y a quelques semaines par les autorités militaires et le Conseil provincial de sécurité pour les supprimer.
Selon lui, cette situation traduit un manque de respect des mesures arrêtées par les autorités, notamment celles annoncées par le vice-gouverneur Jean-Jacques Elakano du Sud-Kivu, qui visaient à mettre fin aux perceptions illicites sur cette route stratégique.
Dunia Amisi rapporte que de nombreux passagers affirment avoir déboursé jusqu’à 23 000 francs congolais au cours d’un seul trajet entre Bukavu et Uvira. Il précise que ces sommes sont exigées à plusieurs barrières dont les montants varient selon les points de contrôle.
Le militant citoyen soutient que ces barrières ne sont pas reconnues par l’État et qu’elles sont exploitées par des individus armés installés dans la brousse, qui imposeraient des paiements aux usagers sans base légale.
Face à cette situation, Machozi ya Raiya appelle les autorités civiles et militaires à renforcer les contrôles afin de démanteler ces barrières et de protéger les voyageurs contre les tracasseries routières.
Le mouvement rappelle enfin que les barrières érigées sur les axes routiers devraient être exclusivement destinées au contrôle sécuritaire et ne devraient en aucun cas servir à l’extorsion des usagers.
Leatitia Matabro(stagiaire)


