Kalonge et Bunyakiri: les restrictions sur le carburant suscitent l’inquiétude

À Kalonge et Bunyakiri, en territoire de Kalehe (Sud-Kivu), la pénurie de carburant commence à produire des effets inquiétants. Plusieurs secteurs, notamment la santé, le transport et l’agroalimentaire, tournent au ralenti, poussant des organisations citoyennes à appeler les autorités à agir rapidement.

Depuis plus de deux semaines, aucun commerçant n’est autorisé à acheminer du carburant vers le groupement de  Kalonge et sur l’ensemble de la région de Bunyakiri. Selon plusieurs sources locales, cette restriction fait suite à une décision des autorités de l’AFC/M23 qui imposeraient un contrôle systématique des véhicules aux postes de Kazingo et de Tshivanga.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Cette mesure a entraîné une rareté quasi totale du carburant dans ces deux entités. Déjà affectés par l’insécurité et les conflits armés, les habitants dénoncent une situation qui aggrave davantage leurs conditions de vie. L’Observatoire d’actions parlementaires et de gouvernance (OBAPG-RDC), noyau de Kalonge a vivement réagi à cette décision, la qualifiant d’« injuste » et d’« inique ».

Yoweli Nyabirungu, l’un des militants, estime qu’elle accentue les souffrances des populations locales. Le secteur de la santé figure parmi les plus touchés. Plusieurs structures sanitaires éprouvent des difficultés à faire fonctionner leurs équipements et groupes électrogènes, compromettant ainsi la prise en charge des malades et certaines interventions chirurgicales d’urgence.

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Dans le secteur agroalimentaire, plusieurs moulins servant à la transformation du manioc et d’autres produits agricoles sont quasiment à l’arrêt. Cette situation réduit la disponibilité de la farine sur les marchés locaux et contribue à la hausse du coût de la vie.

Le transport en commun subit également les effets de cette pénurie. Les conducteurs peinent à s’approvisionner en carburant, tandis que les usagers dénoncent une augmentation continue des tarifs.

Face à cette situation, l’OBAPG-RDC appelle les autorités compétentes à revoir leur décision et à autoriser l’acheminement du carburant vers Kalonge et Bunyakiri. L’organisation estime que les populations de ces zones, déjà éprouvées par la guerre, ne devraient pas subir des mesures qui renforcent davantage leur vulnérabilité.

Merci Byamungu

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