Sud-Kivu : de nouvelles restrictions imposées aux agents publics vivant à Bujumbura

Le vice-gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Elakano, a annoncé vendredi 8 mai à Uvira, siège provisoire des institutions provinciales, une série de mesures concernant les agents de l’État qui résident à Bujumbura, au Burundi, alors qu’ils exercent leurs fonctions en République démocratique du Congo. Cette déclaration a été faite lors des funérailles du colonel David Muzalendo Bisimwa, en présence de plusieurs autorités civiles, militaires et d’une importante foule de citoyens.

Dans son intervention, l’autorité provinciale a indiqué qu’il est désormais interdit aux agents publics de passer la nuit à Bujumbura. Il a dénoncé une pratique qu’il juge inacceptable au regard de la situation sécuritaire et des difficultés économiques auxquelles fait face la population du Sud-Kivu, particulièrement à Uvira.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

Jean-Jacques Elakano assumant l’intérim du gouverneur Jean-Jacques Purusi, a accordé un délai de dix jours aux fonctionnaires concernés pour s’installer officiellement à Uvira.

Après cette période, les traversées vers le Burundi durant les jours ouvrables seront interdites, sauf en cas de mission officielle urgente ou pour des raisons médicales justifiées.

ETJ, Ecole Technique des Journalistes pour la formation des journalistes

La Direction générale de migration (DGM) a été instruite pour assurer le contrôle et le respect strict de cette mesure. Le vice-gouverneur a également critiqué le mauvais fonctionnement de certains services publics de la province.

Selon lui, plusieurs bureaux administratifs ouvrent tardivement parce que certains agents effectuent des allers-retours quotidiens entre Uvira et Bujumbura. Une situation qui, d’après lui, pénalise les citoyens venus chercher des documents administratifs et d’autres services essentiels.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC. Les autorités provinciales appellent ainsi les agents publics à demeurer aux côtés des populations touchées par les violences et les déplacements. Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des syndicats des fonctionnaires n’a été enregistrée.

Merci Byamungu

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.